Quand les scientifiques jouent avec la lumière liquide

Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont pu créer un ensemble de semi-conducteurs qui peut brouiller la ligne entre l’électricité et la lumière (une spintronique réelle). « Nous avons fait un interrupteur à effet de champ qui peut combler le fossé entre l’optique et l’électronique » : déclare Dr Hamid Ohadi du laboratoire Cavendish à Cambridge. « Nous avons atteint la taille minimale des transistors, et l’électronique à base de lumière liquide peut être un moyen d’augmenter la puissance et l’efficacité de l’électronique ».

Cela a commencé quand des chercheurs ont pu capturer un faisceau laser avec une fine tranche de matériau semi-conducteur dans un petit résonateur optique. Les photons ont alors dû interagir avec les excitons (électrons excités du semi-conducteur) et produire un superfluide de lumière et de particules chimériques appelées Polaritons.

Les Polaritons, eux, résultent d’une polarisation d’onde électromagnétique qui consiste à conférer une rotation horaire ou antihoraire et un moment angulaire en 3-espaces aux Polaritons.

>>> Découvrir aussi [Vidéo] Des chercheurs réussissent à capturer la vitesse de la lumière

A une température cryogénique, d’importants polaritons sont générés dans un espace confiné et créent des interférences en se condensant. Le superfluide résultant est appelé condensat de polaritons de Bose-Einstein. Il émet de la lumière sous l’effet de la polarisation, que les chercheurs contrôlent par un champ électrique induit dans le condensat.

La lumière encodée de spin peut transporter des données sous forme de signaux optiques, présentant plus de sécurité et de puissance à l’échelle nanométrique par rapport aux signaux électriques. Ce commutateur peut également agir comme un convertisseur de couple nanophotonique qui traduit de l’information électrique en signaux optiques. En termes de consommation, le champ électrique de commutation utilisé pour le contrôle du condensat de polaritons a consommé moins de 0.5 femtojoule.  

Théoriquement, il s’agit d’une avancée majeure, mais dans la pratique, il est encore difficile d’intégrer de tel dispositif dans le monde réel, même si une équipe tente déjà de trouver un moyen pour faire fonctionner le système à une température ambiante. C’est ce qu’a précisé Pavlos Savvidis, de l’institut FORTH en Crète.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
    Votre commentaire