Piratage : prison avec sursis pour un screener

Un spectateur d’un cinéma caennais a été condamné mercredi à quatre mois de prison avec sursis et une amende d’un euro symbolique. Son crime : avoir filmé une projection en salle avec un caméscope personnel.

Usage personnel puis communautaire

Les faits relatés par le quotidien Ouest France remontent à 2008. Le jeune homme aujourd’hui âgé de 22 ans avait alors piraté en salle Bangkok Dangerous, un film avec Nicolas Gage sorti en août de cette année.

Repéré par les employés du cinéma, il a été arrêté par la police alors qu'il filmait. Il a alors expliqué que c’était la première fois qu’il filmait dans un cinéma. Son but premier était sa consommation personnelle. Néanmoins, il a avoué que si la qualité avait été bonne, il aurait diffusé sa version du film sur Internet.

En jargon pirate, on appelle cela un screener. Le résultat est de piètre qualité avec une image floue, souvent de travers et un son caverneux à souhait, bien loin de la qualité d’un DVDrip (version d’un film extraite d’un DVD).

Les salles de cinéma sont surtout attentives lors des avant-premières ou pour la projection de film à grand succès. Elles utilisent même des lunettes infrarouges pour détecter les pirates en salle.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
19 commentaires
    Votre commentaire
  • MaxGix
    Citation:
    Néanmoins, il a avoué que si la qualité avait été bonne, il aurait diffusé sa version du film sur Internet.

    Toujours nier, c'est la base :o
    ça fait chère payé le screener de qualité pourrave pour un film qui à dû sortir quelques jours après en dvdrip
    0
  • liiliiye
    Citation:
    Les salles de cinéma sont surtout attentives lors des avant-premières ou pour la projection de film à grand succès. Elles utilisent même des lunettes infrarouges pour détecter les pirates en salle.


    En Gros ne Screener pas le premier jours, mais 2 semaines après =))
    1
  • hart7351
    J'aimerais bien savoir pour quels chefs d'accusation il à été accusé, car je pense que le fait de filmer en soit n'est pas illégal, c'est de le partager sans autorisation de l'auteur il me semble qui l'est.

    Je m'explique :
    Admettons qu'il existe un système très perfectionné qui nous permettent d'extraire la vidéo de notre cerveau (à l'image d'un caméscope) et de le recopier, est-ce qu'on devra laisser nos cerveaux à l'entrée du cinoche pour éviter la copie ?

    C'est pas parce-que j'ai un couteau sur moi que je suis un meurtrier...
    0