Essai express de la Smart électrique Fortwo

Alors que la marque fête ses 15 ans, Smart nous a invités à découvrir sa gamme de voitures électriques. C’était sans doute le meilleur moment pour rappeler que la Smart Fortwo a été envisagée à l’origine comme électrique, un vœux devenu réalité l'année dernière, soit près de 15 ans plus tard avec la Fortwo Electric Drive. La nouveauté 2013 est la version préparée par Brabus, partenaire de longue date, dont les modèles se distinguent autant esthétiquement que mécaniquement. Dans ce cas, des jantes et des projecteurs avant spécifiques sont de la partie tandis que le moteur électrique grappille 5 kW pour culminer à 81 chevaux et 135 nm de couple, permettant d’abaisser l’accélération de 0 à 60 à 4,4 secondes et 0 à 100 à 10,2 secondes. La vitesse maximale autorise enfin les voies les plus rapides, 130 km/h au lieu de 125. Mais après un court essai, l’autoroute n’est clairement pas son domaine de prédilection.

Détail qui a son importance, il existe une déclinaison décapotable, comme pour la Smart thermique. C’est d’autant plus sympa que les électriques manquent encore de modèle de ce genre, mais cela se paie sur le plan de l’insonorisation, qui n’est de toute façon pas le fort des Smart. Les habitués des Fortwo n’auront aucun mal à faire la transition : tout ce qui caractérise une Smart est également de la partie ici.

Ni plus ni moins qu’une Smart

Cela commence à l’extérieur, par ce gabarit long de 2,69 mètres seulement, qui en fait incontestablement la voiture idéale en ville, capable de se garer autant en longueur… qu’en largeur. De ce côté, rien ne trahit ses gènes électriques, si ce n’est l’absence de la double sortie d’échappement typique des modèles Brabus essence.

À l’intérieur, la planche centrale est reprise à l’identique tandis que quelques ajustements permettent de s’adapter au changement d’énergie; tout d’abord, l’ordinateur de bord, délicat à prendre en main à cause d’un fonctionnement très particulier des menus, est mis à jour pour afficher deux informations intéressantes : l’efficience de sa conduite (notée en pourcentage) et la réserve de puissance disponible. Lorsque la batterie diminue, l’électronique se charge seule de moduler les performances. Sur la console centrale, les deux petits compteurs, signature des Smart, sont dédiés au moteur : d’un côté l’énergie instantanée consommée ou engrangée, de l’autre l’état de l’accumulateur. Derrière le volant enfin, deux palettes autrefois consacrées à la sélection des rapports permettent ici de régler à sa guise l’intensité du récupérateur d’énergie pour un pilotage plus ou moins écologique.

Imbattable en ville

Notre rapide essai s’est étalé sur une quarantaine de kilomètres soit environ une heure de conduite. Cette Brabus est fidèle à sa réputation : vive, facile et amusante à conduire, son amortissement s'avère par contre trop dur. Après divers types d’usages, de la ville à l’autoroute, la jauge d'énergie est passée de 100 % à 78 %. La batterie lithium n’est pas énorme, avec seulement 17,6 kWh, mais le poids de la voiture - à peine plus de 900 kg - et la faible puissance du moteur compensent afin de proposer une autonomie équivalente au reste du parc automobile électrique : 145 kilomètres. Cette valeur nous semble très largement atteignable en roulant « éco ».

Idéale en ville donc, la Smart électrique retrouve son autonomie depuis n’importe quelle prise de courant en sept heures (ou une seule avec la charge rapide). Mais le manque de bornes dans les agglomérations est une réalité à laquelle il n’existe pas encore de solution, si ce n’est disposer d’un parking privatif équipé.

Question tarif, Smart propose de louer les batteries comme la concurrence, une option facturée 65 euros par mois, mais qui soulage la note finale de 4800 euros. Dans ces conditions et compte tenu du bonus écologique gouvernemental (abaissé à 6 300 euros cette année), la Smart Fortwo Electric Drive Brabus débute à 20 050 euros. C’est tout de même 7 100 euros plus chers que la version électrique de base qu’on lui préfère d’un point de vue strictement pragmatique : ni les 5kW supplémentaires ni l’habillage extérieur ne les justifient. Mais n’oublions pas que l’automobile, c’est aussi aussi du plaisir et sur ce point, la Brabus en a à revendre.

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