La SNCF veut s'équiper de drones pour inspecter ses lignes

La SNCF a utilisé hier un drone pour surveiller les installations ferroviaires. Cette opération n’était qu’un test pour observer le comportement de l’engin et évaluer son apport aux opérations de maintenance.

Comme lieu de test, la SNCF avait choisi le viaduc ferroviaire de Roquemaure entre Orange et Roquemaure sur lequel circule le TGV de la ligne Paris-Marseille. Le drone a pu le survoler et prendre des photos et vidéos de l’ensemble. Une fois revenu au sol, il a délivré ses données. Elles permettent « de traquer les microfissures et de relever d’éventuelles pathologies de l’ouvrage », explique Benjamin Poli, en charge du drone.

Un trafic ininterrompu

Le drone a permis à la SNCF de ne pas interrompre le trafic. En temps normal, l’inspection se fait de nuit et oblige la société de chemins de fer de couper la circulation des trains sur la ligne inspectée, des effectifs humains entrant en ligne de compte. Outre cela, il faut également faire appel à des nacelles, des escaladeurs et parfois à un hélicoptère. En ce sens, Nicolas Pollet, responsable de la mission drone à la SNCF, avoue espérer « que l’utilisation d’un drone sera jusqu’à deux fois moins chères qu’une heure d’hélicoptère, qui oscille autour de 1 000 euros. »

100 000 euros pour un drone

Un drone est un investissement. Destinés aux professionnels, les modèles disponibles se négocient à un peu moins de 100 000 euros. Une somme qui saura s’amortir dans le temps. Pour l’instant, trois constructeurs sont en lice : Red Bird, Azur Drones et Diades. C’est ce dernier qui a fourni l’appareil de test pour l’opération du 5 novembre. « Un appel d’offres va suivre cette phase d’expérimentation », a ajouté Jean-Jacques Thomas, responsable innovation et recherche de la SNCF.

C’est la Direction générale de l’aviation civile qui définit les limites de vol des drones. Ils peuvent ainsi monter jusqu’à 50 mètres et voler à 200 mètres de distance de l’émetteur. Il n’a que 20 minutes pour faire sa besogne, après quoi sa batterie se trouve à plat. Malgré tout, ce projet intéresse fortement la SNCF qui entend bien conduire deux autres phases de test, l’une en Midi-Pyrénées et l’autre en région parisienne. Le groupe ferroviaire compte également étendre l’utilisation du drone à l’inspection des caténaires, dans un second temps.

Test d'un drone par la SNCF

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