La SNCF perturbe les communications aux abords des rails

Les opérateurs français montent au créneau contre la SNCF qui perturbe ses réseaux téléphoniques.

La société ferroviaire utilise un réseau mobile dans ses trains pour transmettre des informations à ses postes d’aiguillage et autres centres de données. Pour ce faire, elle a équipé ses rails du réseau GSM-R, développée spécifiquement pour les applications et les communications ferroviaires. Celle-ci lui garantit une connexion sécurisée, idéale pour faire transiter ses informations sensibles.

Problème, cette connectivité a la fâcheuse tendance à perturber le réseau 2G à ses abords, soit les communications téléphoniques de Monsieur et Madame Toutlemonde. « On nous demande d'améliorer la couverture du territoire et on nous met des freins », s’insurgent les opérateurs. Au final, ce sont de 5 à 10 % du territoire qui pourrait à terme ne pas être couvert en réseau téléphonique 2G à cause du GSM-R.

Il y a bien une solution qu’ont déjà mise en œuvre quelques homologues européens de la SNCF. Il s’agit d’installer des filtres permettant de faire cohabiter les deux normes GMS-R et 2G. Mais voilà, alors que les entreprises de chemins de fer allemand ou néerlandais ont payé sans broncher, la SNCF rejette la facture sur les opérateurs via un amendement voté en toute discrétion, en août 2014. Un coût de 50 millions d’euros qui a du mal à passer. « Les opérateurs télécoms étaient les premiers à utiliser la fréquence radio concernée (900 MHz), le rail est arrivé après. C'est à la SNCF de s'adapter », indiquent les opérateurs.

Si rien n’est entrepris, on pourrait bientôt se retrouver sans réseau téléphonique aux abords des installations de la SNCF.

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1 commentaire
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  • Papounet17000
    Si ce n'est qu'aux abords des rails, au moins personne ne pourra se faire faucher par le train parce qu'il était scotché à son smartphone en même temps.
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