Gros utilisateurs de téléphone, gare aux tumeurs

Une équipe de chercheur de l’ISPED de Bordeaux — Institut de Santé Publique, d’Épidémiologie et de Développement — est parvenue à établir un lien entre l’utilisation d’un téléphone portable et risque de cancer. Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue scientifique « Occupational and Environmental Medecine », où il apparait que ceux qui utilisent leurs appareils plus de 15 heures par mois voient sensiblement augmenter les risques de développement de tumeurs, soit 30 minutes seulement par jour.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont recensé depuis 1999 les tumeurs du système nerveux central dans le Calvados, en Gironde, dans l’Hérault et la Manche puis ont analysé les différents environnements des malades, notamment l’utilisation faite des téléphones portables. S’il est impossible d’établir que les tumeurs cérébrales sont directement liées à l’usage d’un téléphone, les chercheurs sont parvenus à démontrer que ceux qui ont une utilisation intensive ont deux fois plus de risques de développer des méningiomes et des gliomes, c’est à dire des tumeurs cancéreuses.

L’étude révèle que les personnes les plus exposées sont donc celles faisant un usage professionnel de leurs téléphones. Depuis de nombreuses années, les champs électromagnétiques générés par les téléphones portables sont pointés du doigt, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) les classant « cancérogènes possibles ». Certains comportements peuvent alors réduire ces risques, tels que l’utilisation d’un kit mains libres ou éviter les zones de mauvaises réceptions, qui contraignent les téléphones à augmenter leurs puissances d’émission.

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