Le MIT crée une tenue photosynthétique imprimée en 3D

En collaboration avec Stratasys, les chercheurs du MIT sont parvenus à créer un vêtement connecté d’un nouveau genre. Fruit de l’impression 3D, il s’agit de la première tenue au monde à combiner la biologie synthétique avec la fabrication additive.

A mi-chemin entre œuvre d’art et technologie, ont doit ce prototype à l’équipe du professeur Neri Oxman. Baptisé « Mushtari », en référence à la planète Jupiter, ce vêtement futuriste reprend la structure du tractus gastro-intestinal. A l’image de ce dernier, il peut accueillir des microorganismes vivants en son sein. A cette fin, la tenue photosynthétique dispose de canaux internes translucides imprimés en 3D. Ces canaux de fluides sont enroulés en une masse et peuvent s’étendre jusqu’à 58m. Présenté comme une sorte de seconde peau, Mushtari abrite des bactéries qui produiront du sucre ou du biocarburant en présence de la lumière. De même, ils pourront devenir fluorescents dans l’obscurité. L’idée consiste à créer un vêtement spatial capable de supporter la vie et de faciliter ainsi le processus d’adaptation, permettant à son porteur de survivre sur une autre planète.

Dévoilé depuis peu durant la conférence TED 2015 à Vancouver, Mushtari fait partie d’une collection de vêtements avant-gardistes, présentée sous le thème de Wanderers: Une exploration astrobiologique.

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