Tour de France : un col technologique hors catégorie

Le Tour de France s’est achevé sur les Champs-Élysées, ce dimanche, sur la victoire de l’Italien Vincenzo Nibali. Mais au-delà de la performance sportive, le Tour est également un challenge technologique. Filmer la course, la retransmettre à travers le monde, assurer les télécommunications entre les équipes ou entre les voitures officielles de la Grande Boucle, l’aspect technologique du Tour est souvent méconnu. Depuis plus de 15 ans, c’est à Orange que revient la responsabilité technique de la course.

Nous avons pu observer, au cours d’une étape, en quoi consistait exactement ce que l’opérateur qualifie de « défi technologique ». Pour ce Tour de France 2014, Orange a mobilisé une cinquantaine de techniciens. Ceux-ci sont répartis en deux groupes, une équipe de reconnaissance qui travaille avec un jour d’avance sur le passage des coureurs. Celle-ci est en charge de la salle de presse et de son équipement, notamment en relais mobiles de la 2G à la 4G.

Mais c’est autour de la course que se situe le gros des troupes. Repartis en trois semi-remorques, la majorité des techniciens se charge, chaque jour, d’installer les 25 km de câbles qui seront utilisés par les chaines qui retransmettent le Tour. Ces camions sont équipés de 7 PABX, pour les liaisons téléphoniques et numériques, mais aussi de 3 DSLAM GE, pour assurer les connexions à Internet via des liens en fibre optique, ainsi que de 5 réseaux Wi-Fi.

Le Tour de France : accélérateur de fibre optique

Les camions et les câbles constituent la partie visible de l’infrastructure. Mais la couverture du Tour de France comprend également une partie plus discrète. Ainsi, Henri Terreaux, le directeur technique d’Orange sur le Tour, nous a confirmé que le fibrage des villes étapes se faisait parfois en amont de l’épreuve. Surtout, la désignation d’une ville étape pouvait chambouler le calendrier de déploiement de la fibre optique, en accélérant le planning des travaux.

Enfin, si les téléspectateurs de l’épreuve connaissent par cœur les motos du Tour de France, combien savent que pour chaque étape 3 avions volent en permanence à quelques milliers de mètres au-dessus de la tête des coureurs. En effet deux avions affrétés par ASO et France TV et équipés par Globecast se relaient sur chaque épreuve pour assurer le relais des images. Le troisième prend en charge les communications radio ainsi que Radio Tour, la ligne officielle de la course. Seule exception à la règle : l’étape parisienne. La capitale étant interdite de survol en avion, les trois aéroplanes se contentent de survoler le Val d’Oise pour couvrir l’étape finale de la Grande Boucle.

Bien évidemment ce déploiement de moyens a un coût. Sans surprise, Orange ne souhaite pas communiquer sur l’aspect économique de sa couverture, mais reconnaît qu’il s’agit surtout d’un investissement en terme d’image et que son implication dans le Tour n’a pas pour vocation d’être rentable.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
2 commentaires
    Votre commentaire
  • Truc Trac
    "3 avions volent en permanence à quelques milliers de kilomètres au-dessus de la tête des coureurs. " J'ignrorais que les avions volait dans l'espace ;-)
    1
  • aze555666
    zut, grilled :(
    0