Transcendance : la Geek Critique

Le pitch : le scientifique Will Caster (Johnny Depp) et sa femme Evelyn (Rebecca Hall) sont sur le point de mettre la touche finale à leur projet le plus important : un superordinateur doté d’une intelligence artificielle capable de raisonner comme un humain. Mais une attaque terroriste lancée par le groupe anti technologique RIFT, mené par l’activiste Bree (Kate Mara), les pousse à mettre ce projet en pause. Blessé, Will n’a plus que quelques semaines à vivre. Désespérée, Evelyn parvient, avec l’aide de leur meilleur ami Max (Paul Bettany), à transférer la conscience de Will ainsi que ses souvenirs dans un ordinateur. Evelyn est finalement parvenue à créer l’ordinateur parfait dont ils rêvaient, mais cela ne sera que le début de leurs problèmes.

5 raisons d’aller voir (ou pas) Transcendance

L’idée de départ proposée par Transcendance a de quoi plaire : réduire la frontière entre l’Homme et la machine, jusqu’à mélanger les deux. Le sujet a maintes fois été exploré avec succès dans différentes oeuvres littéraires ou cinématographiques, mais autant le dire tout de suite : Transcendance ne leur arrive pas à la cheville.

1. Non : parce que c’est lent et mal rythmé

À défaut de véritables scènes d’action, on attendait ce film une narration plus travaillée, et surtout plus rythmée. Le principe d’injecter une conscience humaine dans une machine propose suffisamment de sujets à exploiter dans l’intrigue, aussi bien sur le plan moral que technologique, qui ne sont qu’à peine effleurés dans Transcendance. Au final, alors qu’on s’attend à une véritable prise de position sur ce genre de pratique, le film se contente de nous raconter une histoire plate et sans le moindre rebondissement, où on s’ennuie vite. Ou comment gâcher un titre aussi philosophique dans un film aussi peu engagé.

2. Non : parce que le scénario n’a rien d’original

Outre son rythme mal géré, l’autre problème de Transcendance est qu’il met les pieds dans un domaine qui a déjà été exploré de nombreuses fois au cinéma, avec beaucoup plus de succès. Le film Le Cobaye, par exemple, même s’il ne compte pas parmi les chef d’oeuvres du cinéma, donnait déjà en 1992 une vision assez intéressante d’un homme fusionnant avec un ordinateur. Et Déjà longtemps avant, en 1968, Stanley Kubrick livrait avec brio sa vision de l’ordinateur HAL qui s’octroie son propre libre arbitre. À aucun moment, Transcendance ne donne vraiment l’impression de vouloir remettre ces sujets au goût du jour, qui sont surtout prétextes à une histoire d’amour qui est elle-même peu convaincante. 

3. Non : parce que c’est rempli d’incohérences

En plus de ne pas vraiment aborder les sujets qu’il pose, Transcendance parvient à s’emmêler les pinceaux et à perdre le spectateur en plein milieu du film avec de nouveaux éléments qui débarquent sans la moindre explication. L’apparition de nanomachines au milieu du film, grâce auxquelles Will s’injecte dans les êtres humains, est trop mal gérée dans la narration pour être crédible, et ruine complètement le final par une pirouette scénaristique sans aucune logique.

4. Non : parce que ça manque d’un véritable final

Le final, justement, souffre de tous ces problèmes de rythme et d’incohérences dans le film, puisqu’il n’y en a tout simplement pas. Les plus observateurs auront en effet noté que Christopher Nolan est producteur de Transcendance, tandis qu’il a confié les rennes du film à Wally Pfitser, dont c’est la première réalisation. Si Nolan est connu pour ses films à grands rebondissements comme Memento ou Le Prestige, parfois jusqu’à un final explosif, ce ne sera malheureusement pas le cas ici, avec un final mou et sans aucune surprise. Décevant.

5. Non : parce qu’on n’est jamais transcendés

Le casting de Transcendance promettait pourtant de vivre une expérience intéressante : Johnny Depp (Pirates des Caraïbes, Alice au pays des merveilles), Rebecca Hall (Le Prestige, Iron Man 3), Kate Mara (House of Cards) ou encore Morgan Freeman (Insaisissables, The Dark Knight Rises) n’ont pour la plupart plus vraiment à faire leurs preuves sur le grand écran. Pourtant, aucun d’eux ne parvient à convaincre pendant le film, à l’exception peut-être de Rebecca Hall dans le rôle de la femme obsédée à l’idée de faire survivre son mari à travers un ordinateur. Il est rare de voir Johnny Depp exprimer aussi peu d’expressions à l’écran pendant deux heures, et Morgan Freeman ne montre aucune conviction dans un rôle bancal.

Transcendance bande-annonce FR

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1 commentaire
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  • Ewi De La Fouge
    Il y a une publicité sur les Androïd en dessous cet article, pour améliorer l'autonomie de la batterie. Il semble beaucoup plus pertinent que cette 'critique' qui passe à côté de points importants dans le film. Dommage, je n'ai pas d'Androïd...
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