Cyclisme : France 2 enquête sur le dopage électrique

Si les vélos électriques peuvent être utilisés pour simplifier les transports avec un effort moindre, ils peuvent aussi servir à tricher pour les cyclistes professionnels. C’est ce qu’a tenté de démontrer ce dimanche l’émission Stade 2 diffusée sur France 2.

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Depuis plusieurs années, il est possible d’acheter dans le commerce des vélos avec une aide électrique. Demandant moins d’effort, ces appareils proposent une aide au pédalage grâce à une batterie intégrée. Ils sont cependant souvent plus lourds que des vélos entièrement mécaniques, avec des appareillages électriques très peu discrets. Ce dimanche, c’est sur un tout autre type de vélos électriques qu’a enquêté le magazine Stade 2. Dans un reportage de 20 minutes, les journalistes de la rédaction sont partis à la recherche de vélos électriques utilisés dans des courses officielles et professionnelles de vélo sur route.

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Pour ce faire, les journalistes de Stade 2 se sont dotés d’une caméra thermique et ont filmé plusieurs cyclistes lors de deux courses en Italie auxquels plusieurs coureurs participent. Des vidéos qui montrent une température anormalement élevée au niveau de l’axe de la roue arrière, du pédalier, de la roue ou même du cadre en dessous de la selle. Selon le magazine, ces températures pourraient indiquer la présence de batteries et de systèmes électriques dissimulés au sein même de la structure du vélo de route.  

L’équipe de Stade 2 a par ailleurs partagé ces images avec Brian Cookson, président de l’Union Cycliste Internationale (UCI). « On ne couvrira rien ni personne. On ne fera rien de caché. S’il y a des tricheurs, on les attrapera et on engagera des actions contre eux », prévient le président de l’UCI. L’organisation internationale a par ailleurs renforcé ses contrôles mécaniques ces derniers temps avec des scanners permettant de contrôler quelques vélos avant le début des courses.

Jusqu'à présent, aucun cas de triche à l'aide de moteurs électriques n'a été avéré pour les courses sur route. En janvier dernier, le vélo de la cycliste belge Femke Van den Driessche a été contrôlé positif suite à une compétition de cyclo-cross en Belgique. Il s'agit encore du seul cas de triche avéré.

Vous pouvez retrouver l’intégralité du reportage de Stade 2 ci-dessous.

VIDEO. Un moteur dans le vélo

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1 commentaire
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  • Sylvain_4
    Quel dommage d'en arriver là : l'appât du gain l'emporte sur l'esprit sportif.
    J'ai équipé mon vélo d'un kit électrique (Cycloboost) mais moi je ne fais pas de compétition et il ne risque pas de passer inaperçu (comme une grosse dynamo). Avec mon kit je roule à environ 35km/h, une vitesse presque banale pour un cycliste entraîné mais idéale pour moi au quotidien en mode vélotaf.
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