L’UFC que choisir s’attaque aux opérateurs mobiles

La téléphonie mobile au coeur d'une batailleL’Union Fédérale des Consommateurs reprend la guerre contre les opérateurs en téléphonie mobile. Suite à la publication de leur étude sur le sujet, révélant que ce marché prend un tournant qui va à l’encontre du pouvoir d’achat des français, l’association espère du changement. En effet, selon eux, « la baisse des tarifs depuis 2003 a été soit modeste, soit partielle, soit inexistante », contrairement à ce qu’affirment les différents opérateurs.

Des chiffres à l’appui

L’étude en question se base sur des exemples concrets tirés des catalogues des trois opérateurs nationaux, Orange, SFR et Bouygues Telecom. Ainsi, pour un forfait de 80 min avec 30 SMS, les prix ont évolué de la manière suivante : Orange le propose à 30,50 €, contre 26 € en 2003. Chez SFR il passe de 19,50 € à 20,30 €. Quant à Bouygues Telecom, la hausse est de 4,50 € en 5 ans (de 20,50 € à 25 €). Ce phénomène s’explique par l’évolution constante des services qui accompagnent les offres, au détriment du consommateur, puisque pour la plupart elles ne sont pas utilisées.

Les MVNO ne changent rien ?

Qualifié de « peu concurrentiel » par l’UFC que choisir, le marché de la téléphonie mobile est pourtant en pleine mutation depuis l’arrivée massive d’opérateurs virtuels ces dernières années. Bien que les consommateurs ne soient pas encore prêts à sauter le pas, il ne faut pas oublier que certains MVNO proposent des offres plus intéressantes que les trois opérateurs physiques. Pourtant, l’UFC que choisir déclare que l’arrivée de ces opérateurs virtuels n’a pas fait baisser les tarifs des trois opérateurs physiques. Bien au contraire, l’association de défense des consommateurs ne les épargne pas en indiquant que « Les offres des MVNO convergent vers celles des opérateurs historiques ».

OrangeSFRBouygues Telecom

En effet, des opérateurs tels que Debitel, Virgin Mobile et bien d’autres sont capables de faire face, bien que les habitudes des consommateurs ne soient pas en leur faveur, puisque les trois grands occupent encore 95% du marché. D’où l’importance d’instaurer une quatrième licence pour débloquer le segment de la téléphonie mobile.