Facebook et Android : les plus gros foyers de menaces informatiques ?

J.R. Smith, PDG d'AVG, lors de la présentation d'AVG 2012 à PragueJ.R. Smith, PDG d'AVG, lors de la présentation d'AVG 2012 à Prague

AVG présentait à hier à Prague la nouvelle version de ses antivirus, qu’il s’agisse de la version gratuite ou payante. L’occasion de rencontrer les équipes tchèques de l’éditeur et de faire le point sur les nouvelles menaces de sécurité sur Internet.

Comme tout nouveau logiciel, un antivirus se doit d’être plus performant dans certains domaines. C’est le cas d’AVG 2012 par rapport à AVG Internet Security 2011. Le pack de téléchargement est 50 % plus petit. Une fois installé, il prend 45 % de place en moins sur le disque dur. Enfin, en terme de performances, AVG promet une réduction de 20 % des ressources processeur et mémoire nécessaire à son fonctionnement, ainsi qu’un lancement plus rapide de 10 %. Ces chiffres donnés par l’éditeur seront bien entendu à vérifier lors de notre prochain comparatif d’antivirus gratuits. AVG doit encore faire ses preuves, notamment en terme de protection Web et de proactivité.

Ce lancement d’AVG 2012 a surtout permis de faire le point sur l’avenir de la sécurité informatique et sur les menaces qui planent sur les nouveaux usages. Pour J.R. Smith, PDG d’AVG, les choses sont claires : « dans le futur, les menaces vont de plus en plus venir des smartphones, des réseaux sociaux, de la sauvegarde en ligne et du vol d’identité ». Les virus et autres malwares n’auront plus le monopole de l’insécurité en ligne. « Nos 98 millions d’utilisateurs actifs évitent 100 millions de menaces par jour grâce à nos produits », précise J.R. Smith. 

Facebook, un site plein de pièges

Des menaces confirmées et détaillées par Yuval Ben-Itzhak, le directeur de la technologie du groupe tchèque « Facebook est devenu le site sur lequel les internautes passent le plus de temps, il est logique que ce soit celui sur lequel on retrouve le plus de menaces ». Chiffres à l’appui Yuval Ben-Itzhak détaille les données rapportées chaque mois par les utilisateurs d’AVG. Certains mois, ce sont presque 2 millions de subterfuges qui sont utilisés par les pirates sur le réseau social. On y trouve par exemple l’installation d’un faux bouton « dislike », l’inscription à un « Facebook Gold Account » payant ou encore du « clip jacking » destiné en priorité aux adolescents. Pour recevoir des clips récents, l’utilisateur donne son numéro de téléphone à partir duquel il lui sera facturé un abonnement mensuel.

Du côté des mobiles, c’est Android qui constitue la cible principale avec près de 8 000 nouvelles menaces par mois, notamment à cause de son absence de système de validation des applications. L’une des applications les plus piratées est le très populaire jeu Angry Birds : « les pirates en fabrique des versions malwares en faisant du rétro-engineering du code java, ils insèrent des lignes de codes personnelles et mettent à disposition leur version. Un utilisateur qui joue avec celle-ci verra son téléphone envoyer des SMS surfacturés à un numéro possédé par les pirates », explique Yuval Ben-Itzhak.

Un phishing plus évolué, mais le PC reste le roi des virus

Sur le Web, le phishing se fait de plus en plus difficile à détecter, notamment grâce à une intégration toujours plus poussée. Ainsi, les pirates n’hésitent plus à insérer leur code directement sur les pages de certaines banques. Le client connecté au vrai site de son agence ne se méfie pas du module placé après un formulaire de changement d’adresse. Celui-ci, parfaitement intégré à la page, demande à l’utilisateur son numéro de carte bleu et son code secret. À aucun moment il ne se doutera que ses données sont envoyées sur des serveurs panaméens qui regroupent toutes les informations recueillies par le groupe de pirates.

Si les menaces sur Mac OS X et iOS commencent à se multiplier, la véritable plateforme préférée des pirates reste encore et toujours Windows. « L’une des tendances de fond est la multiplication des “rogue antivirus” », soient les faux antivirus qui trompent les utilisateurs. « Ils signalent à l’utilisateur qu’un virus est présent sur sa machine et lui demande s’il veut le supprimer. Très logiquement l’utilisateur accepte, mais se voit demander son numéro de carte bancaire pour pouvoir le faire », détaille Yuval Ben-Itzhak. Quand on sait qu’il existe désormais des logiciels permettant aux non-initiés de créer leur propre virus, on comprend alors que le marché de la sécurité informatique a encore de très beaux jours devant lui.

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2 commentaires
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  • ouglouck
    AVG: le plus gros foyer de conneries en informatique...

    Concernant Android, il font d'un mensonge une pseudo-vérité: les applications Android qui ne viennent pas du Market sont potentiellement dangereuses... belle déduction !

    Citation: " L’une des applications les plus piratées est le très populaire jeu Angry Birds : « les pirates en fabrique des versions malwares en faisant du rétro-engineering du code java, ils insèrent des lignes de codes personnelles et mettent à disposition leur version."

    Conclusion: téléchargez vos logiciels sur le Market pour diminuer les risques d'avoir un terminal infecté et économisez le prix de la license du logiciel d'AVG pour acheter des logiciels payants sur le Market... Pas de virus, pas de problème, et tout le monde sera ainsi content.

    Je trouve ça plus simple que d'acheter AVG, de pirater des logiciels et de se retrouver quand même infecté car AVG ne sera pas la protection absolue.
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  • shooby
    Ah ces tchèques
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