Voiture électrique : la carrosserie se transforme en batterie

L’autonomie des voitures électriques est vouée à augmenter. Pour l’instant, l’autonomie dépend directement de la capacité des blocs batteries implantée dans la voiture. Le problème, c’est la physique : les batteries pèsent lourd et plus on veut d’autonomie, plus elles seront lourdes et prendront de la place. Le challenge est donc de trouver un moyen de contourner cette limite. Des scientifiques de l’Imperial College of London en partenariat avec la marque Volvo sont parvenus à exploiter des panneaux en fibre de carbone pour y stocker de l’énergie électrique.

La fibre de carbone est plus légère que l’acier tout en offrant une résistante équivalente. Volvo y voit de nombreux avantages pour des véhicules électriques : un allègement du châssis et des batteries et par le fait, un gain de place. Le constructeur expérimente déjà la technologie sur un prototype dont la malle arrière ainsi qu’un élément du capot ont été conçu à partir de fibre de carbone et non plus d’acier.

Les simulations portent à croire que si les portes, le capot, la malle arrière et le pavillon d’une voiture électrique ou hybride étaient remplacés, le gain d’autonomie grâce à ces seuls éléments pourrait atteindre 130 km… soit ce que permet aujourd’hui une batterie de 200 kg. La récente BMW i3 100 % électrique utilise justement des éléments à base de fibre de carbone, et offre une autonomie d’environ 200 kilomètres avec une batterie d’un peu plus de 200 kg.

Avec une telle technologie implantée dans la voiture, l’autonomie pourrait par conséquent atteindre 330 km. Mais ce n’est pas pour tout de suite. Il s’agit toujours de recherches et il faudra attendre plusieurs années, au moins, avant de voir une telle technologie franchir les barrières de la production.

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