Facebook : un dirigeant arrêté par la police pour une affaire de drogue

Ce mardi, la police brésilienne a arrêté le vice-président de Facebook pour l’Amérique latine, Diego Jorge Dzodan. En cause, le refus de la filiale Whatsapp de remettre aux autorités des données personnelles au sujet d’une affaire de trafic de drogue.

Dans le cadre d’une affaire de trafic de drogue, le vice-président de Facebook en charge de l’Amérique latine s’est retrouvé interpellé par la police brésilienne ce mardi. Aucune accusation de trafic ou de consommation à son encontre cependant. Le dirigeant a été arrêté parce que le réseau social aurait refusé de livrer des informations concernant des utilisateurs de Whatsapp, l’application de messagerie rachetée par Facebook en 2014.

L’application aurait en effet été utilisée par des trafiquants de drogue courant 2015 afin de communiquer certaines informations. Il y a quatre mois, la justice brésilienne a donc demandé à Facebook de transmettre certaines données aux enquêteurs afin d’établir des preuves dans le cadre de cette affaire. Malgré l’amende de 50 000 réaux brésiliens (11 753 euros) par jour de retard, portée à un million de réaux (235 060 euros) pour 30 jours, Facebook n’a toujours pas obtempéré et n’a toujours pas transmis ces informations à la justice. C’est la raison pour laquelle Diego Jorge Dzoda, vice-président de l’entreprise pour l’Amérique latine, a été arrêté ce mardi par les autorités brésiliennes.

Des données impossibles à transmettre

D’après les informations du site Huffington Post, il ne s’agirait cependant pas d’un refus de coopérer de la part de Facebook, mais tout bonnement d’une impossibilité. Selon le site d’information, la justice aurait demandé à avoir accès aux contenus mêmes des conversations ayant eu lieu sur Snapchat. Or, l’application n’enregistre pas ces messages sur ses serveurs et n’y a donc pas accès pour les transmettre à la justice. « Whatsapp ne peut pas fournir d’information que l’on n’a pas. Nous coopérons pleinement dans le cadre de nos possibilités sur cette affaire et, si nous respectons le travail important des forces de l’ordre, nous sommes en désaccord avec cette décision », a déclaré un porte-parole de Facebook. Interrogé par le journal brésilien Globo, un autre porte-parole affirme que l’entreprise est « déçue de la mesure extrême et disproportionnée d'avoir un dirigeant de Facebook escorté au poste de police en raison d'une affaire impliquant WhatsApp, qui fonctionne séparément de Facebook ».

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