Windows 10 : Microsoft répond à la mise en demeure de la CNIL



Mise à jour du 22/07/2016 :
Microsoft n’a pas perdu de temps pour adresser sa réponse à la CNIL, par la voix de David Heiner, vice-président et directeur juridique adjoint de Microsoft. Dans un communiqué assez sommaire, la firme indique donc son intention de « travailler en étroite collaboration avec la CNIL dans les mois à venir pour comprendre les préoccupations de l’agence et parvenir à une solution qu’elle trouvera acceptable ». La firme devrait donc prendre contact avec la commission, mais n’indique en revanche pas quels points elle compte aborder ni ce qui pourrait changer prochainement dans son système. En outre, elle pourrait réserver cela aux prochaines semaines, indiquant qu’elle « publiera une déclaration sur la vie privée le mois prochain ».

Article original du 21/07/2016 : La CNIL vient d’adresser une mise en demeure à Microsoft, éditeur de Windows 10, lui reprochant d’appliquer une « collecte excessive » de données dans son système d’exploitation. L’OS a été passé au crible de la commission chargée de la protection des données, qui en a déduit que Microsoft était un peu trop curieux sur la vie de ses utilisateurs.

Ce sont des alertes envoyées par des utilisateurs, ainsi que des mails provenant de partis politiques qui ont averti la CNIL, qui a ainsi décidé de mener plusieurs contrôles en ligne, sept au total, sur une période allant d’avril à juin 2016. Résultat : la commission a relevé « de nombreux manquements », qu’elle liste dans un communiqué. Elle reproche entre autres à l’éditeur « des données collectées non pertinentes ou excessives », notant par exemple que Microsoft peut connaître le temps passé par un utilisateur sur chaque application du système. Elle note également un « défaut de sécurité », reprochant au code de sécurité à 4 chiffres de ne pas être suffisant pour assurer la sécurité du système et des données, et dénonce également « une absence de consentement des personnes », considérant que les trackers publicitaires du système sont activés par défaut.

La CNIL met donc en demeure Microsoft « de se conformer à la loi dans un délai de 3 mois », sans quoi la commission annonce qu’une sanction pourra être prononcée, sans s’avancer pour l’instant sur la nature de cette dernière. De nombreux utilisateurs avaient déjà critiqué le caractère intrusif de Windows 10, de son installation forcée chez certains à l’usage fait des trackers au sein du système.

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