World War Z : la Geek Critique

Le pitch : Gerry Lane est un ancien membre de l’ONU, aujourd’hui père au foyer à Philadelphie, s’occupant de sa femme et de ses deux filles. Alors que toute la famille se retrouve bloquée dans un embouteillage, des comportements étranges vont attirer leur attention : certaines personnes particulièrement agressives attaquent au hasard des gens autour d’eux, et les forcent à quitter leur véhicule pour fuir. Gerry va être récupéré par l’ONU qui va lui demander de partir enquêter sur cette pandémie et sur la possibilité d’un remède.

6 raisons d’aller voir (ou pas) World War Z

World War Z, c’est avant tout un livre de l’américain Max Brooks, déjà auteur du « Guide de survie en territoire Zombie ». Depuis sa parution en 2006, ce roman a reçu d’excellentes critiques de toutes parts, tant pour l’histoire qu’il raconte que pour le style employé, qui le fait passer pour un recueil de récits provenant d’anciens combattants ayant affronté des zombies. Mais l’adaptation en film est-elle à la hauteur du bouquin dont elle s’inspire ? 

1 - Parce qu’il n’a (presque) rien à voir avec le livre

Malgré leur titre commun, le livre et le film partagent un grand nombre de différences notables. Dans les deux œuvres, nous suivons bien un ancien agent de l’ONU, mais alors que le livre se veut comme le récit d’une guerre qui a duré 10 ans, le film quant à lui se contente de n’en raconter que les premières heures. Nous assistons ainsi aux premières infections et à la réaction des différents pays face à une menace inconnue, un parti pris intéressant de la part de l’équipe du film, mais qui risque fort de décevoir ceux qui pensaient trouver une adaptation fidèle du roman.

2 - Parce que Brad Pitt ne fait pas tout...

Souvent mis en avant dans la promotion du film, Brad Pitt tient ici le rôle principal en incarnant Gerry Lane, l’agent de l’ONU envoyé en mission pour sauver le monde. Si le rôle pèse lourd sur ses épaules, à aucun moment l’acteur américain ne crève réellement l’écran, et les différentes émotions qu’il est censé faire passer tombent souvent à plat tant on a du mal à s’attacher à son personnage. On a affaire à un Brad Pitt absent, qui interprète son rôle sans le rendre inoubliable.

3 - Parce que les zombies offrent le spectacle

Si les différences entre le livre et le film sont nombreuses, il y en a une qui ne manquera pas de faire réagir le fan du genre : le zombie décrit dans le livre s’inspire de la créature de George Romero : lent et maladroit, il est surtout dangereux par son surnombre. Dans le film, ces mêmes créatures s’avèrent être rapides, parfaitement agiles et sautent sur leur proie de n’importe quelle hauteur. Si cette définition du zombie ne respecte que très vaguement celle qu’on s’en fait habituellement, elle a l’avantage d’ajouter au film un rythme frénétique et rend certaines scènes du film stressantes à souhait.

4 - Parce que les frissons sont bien là

On peut reprocher à World War Z son interprétation libre de ce qu’est un zombie, son scénario expédié ou ses incohérences par endroits, mais il est certain qu’il fait son travail s’agissant de vous coller des frissons. On retrouve les classiques couloirs sombres qui fonctionnent toujours, et les personnages se retrouvent régulièrement dans des situations qui donnent rapidement des sueurs froides. World War Z ne restera certainement pas dans les anales du genre de l’horreur, mais il a le mérite d’en respecter les codes les plus élémentaires et les plus efficaces.

5 - Parce que le scénario est expédié trop vite

Le film suit donc sa propre histoire, racontant comment l’invasion de zombies a commencé à l’échelle mondiale. Et s’il propose un scénario qui tient à peu près la route (un ancien agent de l’ONU rappelé pour enquêter sur ce phénomène et chercher un remède), certains aspects sont assez étrangement bâclés par la suite. Les différents personnages ont l’art de toujours prendre la pire décision possible, et certains passages et détails de l’histoire sont tout simplement occultés sans explication.

6 - Parce que la fin est trop téléphonée

Il est évidemment délicat d’évoquer la fin de World War Z sans gâcher au spectateur le plaisir de la découverte. Néanmoins, cette critique ne serait pas complète sans préciser que la fin du film, à l’image du traitement réservé au reste du scénario, sent quelque peu le bâclé et se voit venir beaucoup trop facilement.


Le verdict : World War Z livre une adaptation très libre du bouquin dont il est tiré, ne serait ce que par la différence d’époque évidente entre les deux oeuvres. Mais il n’en reste pas moins un film d’horreur classique, sans grande surprise, mais avec suffisamment d’effets spéciaux maîtrisés et des créatures réussies pour assurer le spectacle. Ainsi, il pourra convaincre une partie des fans du genre, pour peu que ceux-ci lui pardonnent son scénario peut-être un peu trop creux par moments.


Note : 3/5

World War Z

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1 commentaire
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  • g-style
    moi j'ai ete doublement decu par ce film.

    En prmeier lieu par le scenario. Meme si je ne m'attendais pas a une adaptation mot a mot du bouquin (l'aspect nouvelles du livre rend tres difficile, voir impossible a adapter au cinoche).

    Mais les elements cle du scenarion du livre ne sont pas conserver. Du coup niveau scenario on est dans une histoire proche mais differentes. Plus dans le plagiat que dans l'adaptation. dommage.

    Et le deuxieme aspect c'est la centralisation autour de Brad Pitt, les reactions des gens et les pseudo zombie.
    Deja le livre ne se centre pas sur une personne mais sur un ensemble de personalite qui ont survecue de facon parfois tres differentes. Donc le personnage de Brad Pitt n'existe que pour attirer les gens en salle, et il nous le rend bien a l'ecran pas sa prestation tout ce qu'il y a de banal.
    Ensuite World War Z est une aude a la survie, a l'art qu'on certain a faire les bons choix pour s'en sortir. Pas systematiquement faire le choix le plus debile qui leur garantie une mort sanglante et affreuse.
    De meme pour les zombies. les fan du genre sont tres a cheval sur les type de zombies. WWZ se veut d'heritage Romero, c'est pas pour retrouver des zombies qui sprint, sautent, pensent, etc... le roman insiste sur l'horreur des zombies et la futilite de les combattre tellement leur nombre est ahurissant et sans fin.


    Bref l'adaptation est plutot pauvre. au final ca ne partage que le nom et un certain concept general. Au dela, rien a voir.

    donc entre ca et la prestation en demi teinte de B. Pitt, c'est un film que je vais m'efforcer d'oublier vite fait... d'ailleurs je vais me relire le roman de ce pas.
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