X-Men Days of Future Past : la Geek Critique

Pitch : Dans les années 2020, le monde est au bord de l’apocalypse. De nouvelles armes, conçues par les humains, ont décimé la plupart des mutants : les sentinelles. Les seuls survivants sont au bord de l’extinction et les humains qui les ont soutenus sont mis en esclavage. Afin d’annuler ce sombre avenir, Magneto et le professeur Xavier s’allient et demandent à Wolverine de remonter le temps dans les années 70 pour  empêcher Mystique de tuer un humain. Ils espèrent ainsi ne pas donner aux instances gouvernementales de raison pour valider la fabrication des sentinelles.

5 raisons de craquer (ou pas) pour X-Men Days of Future Past

Chronologiquement situé après les origines des mutants dévoilées en 2011 dans X-Men Le Commencement, le nouveau film de la saga voit le grand retour de Bryan Singer, qui a amené pour la première fois la saga au cinéma. Le pari est grand pour la Fox, propriétaire de la licence X-Men, puisque le film permet de faire le lien entre la trilogie originelle, les deux films consacrés à Wolverine, et X-Men Le Commencement

1 – Oui, pour son casting exceptionnel

La première chose qui frappe dans X-Men Days of Future Past, c’est le nombre impressionnant de comédiens, et surtout de mutants, qui sont présents dans le film. Parmi les nouveaux venus, encore inédits au cinéma, on retrouve Bishop, Vif-Argent, Warpath, Blink ou Solar. Néanmoins, la plupart de ces « homosuperiors » ne sont présents que dans les rares scènes futuristes. L’intrigue ayant en effet la particularité de se dérouler à la fois dans le passé (les années 70) et dans le futur (les années 2020), certains personnages sont présents, à des âges différents, dans ces deux lignes temporelles. Petite déception toutefois, puisque ce n’est que le cas de Magneto et du Professeur Xavier. On retrouve ainsi Ian Mckellen et Michael Fassbender dans le rôle de Magneto, et Patrick Stewart et James McAvoy dans celui du professeur X. Même si voir une abondance de mutants différents l’écran procure un plaisir certain, leur rôle n’est pas expliqué. On aimerait ainsi pouvoir en dire davantage sur le personnage de Bishop, incarné par le Français Omar Sy, mais à l’exception de sa carrure et de son pouvoir permettant de convertir l’énergie en munition, on n’en sait pas grand-chose. On reste un peu sur sa faim.

2 – Oui, pour la prise de risque

L’intrigue de X-Men Days of Future Past est osée, très osée. Le film se déroule ainsi à la fois à la suite de X-Men 3 L’Affrontement Final dans le futur, et après X-Men Le Commencement dans le passé. Or, le principe même du film consiste à envoyer Wolverine dans les années 70 pour modifier l’avenir. Dès lors, seules deux solutions peuvent exister. Ou il échoue et les mutants ne survivront que dans un monde apocalyptique, ou il réussit et la Fox efface d’un coup sa première trilogie sur les X-Men. Sans dévoiler les principaux ressorts de l’intrigue, cela signifie que, pour la première fois dans un film de super-héros, on sait que les choses ne finiront pas nécessairement bien. On imagine mal la Fox rayer d’un coup de crayon les premiers films de la licence en affirmant qu’ils ne font plus partie de l’histoire officielle. On imagine aussi mal le studio décider que les mutants devront désormais survivre dans un monde où ils sont pourchassés jusqu’à leur extermination totale. Pour une fois, un film de super-héros propose un enjeu et des surprises et c’est suffisamment rare pour se faire remarquer.

3 – Non pour les motivations obscures des personnages

Alors que l’intrigue et le concept de voyage dans le temps sont plutôt bien expliqués, le film pèche ailleurs. Passé la première moitié du film, on a en effet bien du mal à comprendre les motivations de Magneto et de Mystique. Même s’il s’agit probablement d’une astuce scénaristique visant à surprendre le spectateur, on a du mal à comprendre leurs décisions, leurs actions et leurs motivations tant et si bien qu’on se réfugie parfois dans le choix manichéen entre le bien et le mal, qui est pourtant assez rare dans l’univers des X-Men. Heureusement, le personnage du professeur Xavier, et l’interprétation qu’en donne James McAvoy, viennent relever le tout avec un personnage plus jeune, plus fougueux, mais également plus complexe. Encore désorienté par les événements survenus dans X-Men Le Commencement, il n’a pas encore la sagesse qu’il va acquérir par la suite et son évolution dans le film est tout bonnement spectaculaire.

4 – Oui, pour son univers riche et original

Beaucoup de fans attendaient les sentinelles depuis le tout premier film de la saga, qui date déjà de 15 ans. Même si les robots anti-mutants ont été aperçus dans une simulation d’entrainement lors de la scène d’ouverture du troisième film, elles n’avaient encore jamais été au cœur de l’intrigue. Le film est basé sur l’arc de comics Days of Future Past, publié en 1981, un des événements fondateurs des X-Men en bandes dessinées avec la saga du Phénix Noir ou l’Ère d’Apocalypse, sur lequel sera basé le prochain film de la licence. S’il utilise certains événements présents dans l’histoire originale, il s’en affranchit aussi beaucoup et ne conserve que l’essentiel, à savoir le voyage dans le temps et le futur dystopique. De quoi permettre aux lecteurs des comics d’être eux aussi surpris par l’intrigue du film. Outre un monde futuriste sombre, le film nous fait également voyager dans les années 70 dont il reprend l’esthétique pastelle, voire kitsch. Un choix efficace pour montrer le contraste entre une période heureuse, en pleine expansion, et l’apocalypse annoncée dans les années 2000.

5 – Oui pour ses scènes d’action impressionnantes

Dès les premières images, le film s’ouvre sur une scène de combat dantesque entre les sentinelles et les mutants qui ont enfin trouvé un adversaire leur mesure. Les chorégraphies, comme les effets spéciaux, sont efficaces et permettent de nous montrer d’emblée l’ampleur du risque que doivent affronter les mutants. Les sentinelles sont impitoyables, peuvent adapter leurs pouvoirs  chaque mutant, et ont une résistance inouïe. Dans le passé également, les mutants vont affronter d’autres dangers, à commencer par l’administration américaine elle-même. Le mutant Vif-argent est ainsi chargé de se rendre au cœur du Pentagone pour récupérer un personnage. Une scène à la fois vivifiante et particulièrement drôle grâce à l’interprétation du personnage ultrasonique de Marvel par Evan Peters. Difficile également d’échapper à l’impressionnant démontage de stade par Magneto, qui, même si on en comprend difficilement l’intérêt, reste particulièrement spectaculaire.

Bande-annonce de X-Men Days of Future Past

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