3D : quels effets pour vos yeux et votre cerveau ?

La 3D : une gymnastique oculaire

De nouveaux effets néfastes pour la vue ont été constatés par les médecins, mais selon Banks, ces effets n’ont pas encore été suffisamment étudiés et on ne peut donc tirer aucune conclusion définitive sur les conséquences à long terme de la 3D sur notre santé.

L’un de ces effets est connu sous le nom de « vergence verticale ». C’est lorsque vous penchez la tête sur le côté pendant que vous regardez un film en 3D et que ce changement d’orientation oblige l’un de vos yeux à regarder vers le haut et l’autre à regarder vers le bas. Cette désorientation peut engendrer inconfort et nausées. Bien que Banks reconnaisse l’existence de la vergence verticale, il insiste qu’aucune étude n’a été en mesure d’analyser de façon pertinente les effets de ce phénomène.

Banks souligne que – à la manière d’une enceinte – les images 3D sont susceptibles de générer une diaphonie (ou cross-talk) qui se manifeste par l’apparition d’images fantômes, le rendu peut alors apparaître flou et altérer l’effet 3D. Bien que cet effet puisse être gênant pour le spectateur, celui-ci ne nuit pas à la santé si l’on en croit les médecins.

L’« effet keystone » (ou trapézoïdal) peut également causer une confusion visuelle. C’est le phénomène qui se produit lorsqu’un film ou une image prend une forme trapézoïdale si le système de projection ne permet à pas l’image d’être projetée à 90 degrés sur la surface de l’écran. Ceci peut également se produire avec un film en 2D, mais l’effet est plus prononcé avec l’imagerie 3D.

Enfin, Banks fait état d’une inquiétude concernant la façon dont on perçoit les mouvements, alors que l’oreille interne et le cerveau nous disent que l’on ne bouge pas. Cependant, toute personne ayant déjà été malade en voiture ou en mer sait que cette sensation s’estompe, généralement sans répercussion, une fois que l’expérience s’achève.

Tous ces facteurs affectent bel et bien notre vision lorsque l’on regarde des images en 3D. Les médecins peuvent nommer ces phénomènes mais s’accordent sur le fait que peu d’études scientifiques corroborent les hypothèses énoncées précédemment.