Test du BlackBerry Playbook : première prise en main

Playbook : miltitâche et performant

Après avoir vu la tablette PlayBook de RIM en action à maintes reprises, nous avons enfin pu l’avoir entre les mains lors du CES. Il ne s’agit pas de la version finale puisqu’au niveau du logiciel et du hardware, certaines pièces sont manquantes (le PlayBook ne peut toujours pas faire tourner de logiciel spécial BlackBerry), mais cette première prise en main, même partielle, permet déjà de se faire une idée de la tablette à venir. L’interface est claire et simple à utiliser, les applications se lancent et tournent rapidement et la navigation intuitive permet de passer d’une application à une autre avec une grande facilité.

La tablette est multitâche : nous avons lancé une vidéo HD puis un programme affichant un système solaire animé, un document PDF (qui s’est chargé presque instantanément), tout en naviguant sur le Web et en jouant à un FPS. Comme on peut le voir sur le navigateur, toutes les applications lancées apparaissent en arrière-plan.

Mobilité et puissance

Le PlayBook est très fin (avec seulement 10mm d’épaisseur) et pèse 400 grammes (pour les modèles 16 et 32 GO). Bien que cet appareil de 7 pouces soit léger, il n’en reste pas moins solide. On peut voir que ce modèle 16 GO est doté de ports micro USB et micro HDMI ; les boutons power et media se situent sur la partie supérieure, mais l’utilisateur se servira surtout des touches de contrôle à l’écran. L’écran tactile réagit parfaitement : il est très facile de faire défiler les pages pour jongler entre les applications ou revenir au navigateur. On trouve de nombreux raccourcis très utiles ; si on appuie sur l’heure et la date à partir de l’écran d’accueil, un calendrier apparaît en pop-up et, pour fermer une application, il suffit de la faire glisser vers les bords extérieurs de la tablette (comme pour la faire sortir de l’écran).

Le modèle testé est contenu dans une housse en néoprène peu encombrante. Une simple pochette assez large suffit pour transporter sa tablette sans pour autant l’alourdir.

Recevoir des messages sur son PlayBook

Il n’y a pas d’application mail (ou d’agenda) installée directement sur le PlayBook. En effet, il faut connecter l’appareil à son BlackBerry à l’aide du logiciel Bridge de RIM pour voir apparaître ses données personnelles sur ce nouvel écran BlackBerry. L’application Bridge donne accès à son compte mail, son agenda et ses conversations BBM via Bluetooth. Même si le modèle dévoilé lors du CES n'était qu'une version bêta, il fonctionnait tout à fait correctement, révélant distinctement les conversations en cours et la liste de contacts. L’écran 7 pouces du PlayBook permet de consulter avec clarté l’historique des conversations affichées sous forme de bulles. Les interfaces mail et agenda présentent la même simplicité d’utilisation. Par ailleurs, on peut relier plusieurs Smartphones BlackBerry à son PlayBook (mais pas simultanément) et le partager ainsi avec ses proches. Réciproquement, il est possible de connecter son BlackBerry à différents PlayBooks. Autre avantage : le Blackberry se transforme en modem donnant accès à internet lorsque le PlayBook n’est pas connecté à un hotspot wifi.

Ce choix de BlackBerry est d'autant plus étonnant que tous ses concurrents intègrent une fonction mail ouverte. Nul doute qu'il aura un impact sur la diffusion de la tablette en dehors des fans des produits RIM.

Un BlackBerry au clavier tactile

On a souvent reproché à l'iPad sa trop grande taille et le manque de confort lors de la saisie de texte. Le PlayBook a fait un choix plus ergonomique et intègre un écran tactile 7 pouces. Il en ressort un dosage parfait entre diagonale, poids et prise en main du clavier virtuel. On écrit rapidement tout en tenant aisément la tablette (même si les petites mains devront étirer davantage leurs pouces pour atteindre certaines touches du clavier). Il suffit de déposer le PlayBook sur une table ou sur les genoux afin de pianoter sur l’écran multitouch adapté aux utilisateurs les plus rapides. Il ne s’agit donc pas d’un clavier BlackBerry classique doté des options  « alt » et « sym ». Bien que ce clavier cache la moitié de l’écran, la précision apportée par le dispositif rend ce sacrifice supportable.

Le PlayBook s’annonce prometteur. On ne connaît ni le prix, ni l’autonomie de la batterie, ni la date de lancement mais, même avec un logiciel Bêta, la tablette de RIM s’affirme déjà comme un concurrent en puissance pour le futur iPad 2.

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5 commentaires
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  • Anonyme
    titre de la partie 1 : Miltitaches ?
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  • bouboule67
    C'est plus la tablette de BB que celle de Apple que je prendrais, et que je vais sûrement prendre!
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  • kratius
    Test tres interressant, objectif.

    J'immagine aussi que ca n' a pas 'et'e chose facile d' approcher cette tablette :)
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  • karigura
    Je vois beaucoup de tests de tablettes, mais la meilleure reste toujours l'Adam de Notion Ink.
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  • karigura
    kariguraJe vois beaucoup de tests de tablettes, mais la meilleure reste toujours l'Adam de Notion Ink.
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