Test de huit Blu-ray (Les beaux gosses, Twilight, Inception)

Inception

Qualité d'image


Epoustouflante, il n’y a pas d’autres mots. Le Blu-ray est parfaitement bien exploité et c’est d‘autant plus impressionnant que le réalisateur utilise pratiquement un type de caméra différent par plan, de l’argentique au numérique hi-speed. Ça se ressent dans certaines scènes beaucoup plus granuleuses que d’autres. Le Blu-ray rend hommage au travail du réalisateur et permet de se rendre compte par exemple du léger décalage colorimétrique entre les différents niveaux du rêve (difficile d’en dire plus sans dévoiler le film). Là aussi, le parallèle avec Matrix est tout à fait pertinent. Dans Matrix en effet, toutes les scènes se déroulant dans la matrice ont un léger décalage du rendu dans le vert. Sur Inception, c’est plus subtil et bien ficelé. Passons rapidement sur les effets spéciaux qui tirent pleinement profit du Blu-ray, comme par exemple l’explosion d’étals d’épiciers parisiens (cliché, quand tu nous tiens…) avec chaque shrapnel détaillé à la perfection. Bref, c’est un sans faute.

Qualité sonore

La bande son (VO en DTS-HD mais VF en Dolby Digital 5.1) est particulièrement travaillée. Et là aussi, le Blu-ray offre un support à la hauteur du boulot abattu par Christopher Nolan. Le thème principal est signé Edith Piaf. Et le titre « Je ne regrette rien » sert de base à un travail fantastique de Hans Zimmer sur les rythmes pour souligner la différence de « vitesse » du temps écoulé dans le rêve. C’est très impressionnant et on vous laisse découvrir ça par vous même, la BO bénéficiant des recherches de véritables fans sur Youtube. En revanche, le mixage laisse à désirer. Effets spéciaux et musiques sont largement au-dessus de la voix. C’est dommage mais ne boudons pas notre plaisir, la piste audio sert parfaitement l’histoire, y compris lors des effets spéciaux. On ne vous en dit pas plus si ce n’est qu’à un moment un train va débarquer dans votre salon. Alors, poussez les meubles.

Contenu et interface

L’interface fait un peu peine à voir quand on a apprécié le film. Elle n’a vraiment rien de notable.

Côté bonus, c’est le carton plein. Notre édition double Blu-ray est chargée de contenu additionnel. On a droit à une série de documentaires, dont l’un très intéressant sur la science des rêves. Vous en avez pour une heure rien que pour celui-là. On a droit à une petite BD animée « Missions Cobol » qui tient lieu de prequel au film. Le BD Live est implémenté aussi. Et le mode « Extraction » comprend des interventions de l’équipe tout au long du film. A noter que l’on trouve la BO du film, en 5.1 s’il vous plait, sur le disque additionnel. C’est vraiment très complet.

Faut-il acheter la version Blu-ray ?

Oui, prenez le Blu-ray. C’est le genre de film qu’il ne faut pas avoir en DVD. C’est un block buster, mais il est finement traité tant au niveau de l’image que de la bande sone. C’est superbe et ça mérite un support de qualité.

Lire le test complet chez EreNumérique

Bilan
Qualité vidéo
10/10
Qualité audio
8/10
Contenu et interface
10/10
Note finale
9,3/10
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4 commentaires
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  • Fnouc
    L'intérêt de ces "tests" m'échappe un peu... d'abord, ça ne me paraît bien trop léger pour appeler ça un test (en gros, le BR c'est plus beau que le DVD sauf quand ça l'est pas, quoi, et puis le menu il est rigolo), et puis certains de ces films sont quand même sortis en DVD/BR il y a un bout de temps... pourquoi eux ?
    0
  • xxxFireBirdxxx
    Excusez-moi, mais que veut dire "Le Blu-Ray est bien exploité"?
    Il y a une erreur de raisonnement, là !


    Qui plus est, ce """"""test""""" se limite à dire que :
    Films avec effets spéciaux = Blu-Ray
    Films sans effets spéciaux = DVD

    Ce n'est pas tant la différence DVD/Blu-Ray qui importe, mais le soin apporté dans la réalisation du film !
    0
  • kidounet
    Excusez mon ignorance, mais qu'est-ce que le Blue-ray apporte à la qualité d'un film, par rapport à un DVD pour un niveau de remasterisation équivalent ?

    Pour moi, le DVD était au CD ce que le Wave est au MP3 (plus de compression d'image qui donne des carrés, et une qualité sonore) ... mais pour un Blue-ray, cela m'échappe.

    Merci
    0
  • Fnouc
    kidounet :

    Le master, c'est le fichier "original" (ou la pellicule originale), celui qui est de la meilleure qualité possible, et à partir duquel on fait des copies.

    Auparavant, ces copies étaient des pellicules pour les salles de ciné, puis des VHS, puis des DVD, Blu-Ray, fichiers vidéo ou audio, etc...

    Ca fonctionne comme des photocopies. Tu as un original, et des copies. Les copies sont toujours un peu moins belles que l'original. Les copies de copies, n'en parlons pas...

    "Remasteriser", ça veut dire qu'on a refabriqué un nouvel original, un nouveau master, à partir duquel on refera des copies.

    Plusieurs raisons (plus ou moins marketing) à une remasterisation :

    - passer d'un master pellicule (pour les vieux films) à un master numérique plus facile à manipuler à notre époque,
    - restaurer l'image en ravivant les couleurs, nettoyant les poussières et rayures de la pellicule, etc
    - "améliorer" les pistes sonores (c'est discutable pour les puristes) en passant d'un son mono ou stéréo à un son Dolby 5.1 par exemple
    - arnaquer le client ... hem...

    Plus le master sera de bonne qualité, plus les copies seront bonnes.

    En revanche, cela ne change rien à la différence entre un DVD et un Blu-Ray. Le DVD reste en basse définition, le BluRay sera en HD (c'est la différence la plus notable, mais pas la seule).

    Les différences de qualité dépendent autant du master que du format de copie.

    Si tu fais un Blu-Ray à partir d'un master pourri... ton Blu Ray sera pourri. (et ton DVD sera méga pourri !)

    Si tu fais un Blu-Ray à partir d'un superbe master, le Blu Ray sera superbe, et le DVD sera très beau, même s'il ne pourra pas rivaliser avec le Blu Ray.

    J'espère que je ne t'ai pas trop embrouillé... :D
    0