Idée reçue : "le Blu-ray, un gage de qualité"

Le disque dur à la place de la bobine

L’affaire est légèrement différente pour un film récent. En effet, depuis quelques années, les réalisateurs tournent en numérique. De fait, « les master ne sont plus stockés sur bande de 35 mm, mais sur disque dur », rapporte Frédéric Troncy, en charge de la préproduction chez Universal. Même les copies cinéma sont faites sur ce support (comptez environ 200 Go pour un film en cinéma) pour les établissements équipés. Avec un disque dur, on évite les altérations du temps rencontrées avec la bobine. Les masters qui seront tirés par la suite auront donc une qualité de sortie optimale.

Dès lors, à moins que le studio de mastering n’ait eu une version cinéma sur bande, les imperfections que l’on peut observer sur un film numérique dépendent le plus souvent de sa responsabilité. Pour exemple, « dans la version Blu-ray de Gladiator, les studios en charge de sa remasterisation ont un peu trop abusé du DNR », explique Frank Ladoire d’AVCesar. Ce filtre est utilisé afin de réduire le bruit de l’image. Au final, l'image paraît moins détaillée et moins naturelle. Une seconde version remasterisée, plus fidèle, est sortie au mois de septembre. Une seule différence visible sur le boîtier : la mention « pocket Blu » qui a été ajoutée.