Idée reçue : "le Blu-ray, un gage de qualité"

L'impact du studio de mastering


Conservation des masters

Même si cela n’est qu’un éléments parmi tant d'autres dans la chaîne de production des Blu-ray, la conservation des bandes originales est une donnée importante. Frédéric Troncy, en charge de la préproduction chez Universal, explique que ces bobines sont conservées sous terre dans des espaces dépourvus d’humidité et protégés contre le feu. C’est à partir de ces pellicules-mères, soit les premières imprimées, que les maisons de productions effectuent leurs copies de remasterisation. Pour éviter toute dégradation ou l’obligation d’avoir recours à la restauration, elles sont donc conservées avec grand soin.

On observe régulièrement sur la pochette d’un Blu-ray la présence du macaron « version remasterisée. » Gage de qualité ou instrument marketing ? Selon Frank Ladoire, journaliste d’AVCesar, « les studios ont une image à  tenir et doivent donc  s’assurer d’une qualité minimum lors d’une remasterisation. »

Sony Center, par exemple, fait partie des spécialistes reconnus du Blu-ray pour ses qualités d’encodage vidéo. Mais d'autres studios tels que Panasonic Hollywood Laboratories, Delux ou encore Technicolor bénéficient également d'une très bonne notoriété dans le domaine. Citons également le Français Mastery, « le studio à l’origine du premier Blu-ray français : OSS 117 : le Caire, nid d’espions », précise Frank Ladoire.

En cherchant sur des sites comme The Internet Movie Database (IMDB.com), on peut trouver quel studio est à l’origine de la version Blu-ray d’un film. La présence d'un grand nom se révèle être un gage de qualité.