Navman S90i : le GPS compatible Flickr et Google Earth

Une fonction info-trafic décevante

Les conditions de circulation des grandes agglomérations se dégradent. Lorsque les premiers GPS avec info-trafic sont apparus, cela a été un grand soulagement pour beaucoup d’utilisateurs. Cependant le résultat n’est pas toujours au rendez-vous, et c’est malheureusement le cas du Navman S90i.

Le constructeur néo-zélandais a pourtant fait des efforts puisqu’il fournit le câble TMC dans le package de son GPS, là où d’autres le proposent en option. Restons du côté des points positifs avec une interface relativement bien organisée. On y retrouve une carte globale des conditions de circulation, un onglet où figurent l’historique des alertes trafics concernant votre trajet, des alertes en “pop-up” et sonores.

Le S90i allergique aux heures de pointe

Le Navman S90i est doté d’une fonction (en manuel ou en mode automatique) qui vous permet d’éviter les zones encombrées. En manuel, le GPS vous alerte et c’est à vous de décider si vous souhaitez éviter ou non l’embouteillage. Mais pour se faire, la manipulation est beaucoup trop longue, trop fastidieuse pour un conducteur seul qui doit se concentrer sur la route. Il faut rappeler qu’il est vivement déconseillé de manipuler le GPS tout en roulant, autant disposer d’un copilote !

Quant au paramètre d’évitement automatique, il permet au GPS d’éviter tous les bouchons sans votre accord. Mais une fois encore, ce réglage a ses faiblesses. Ainsi, si vous roulez dans des zones à fort trafic, comme en région parisienne en pleine heure de pointe (conditions dans lesquelles nous avons testé le TMC de ce GPS), il faudra vous armer de patience pour atteindre votre but. Lors de notre test, l’appareil nous a fait tourner en rond : périphérique, autoroute, quais de Seine, il nous a rallongé le parcours ! Ce cercle vicieux est récurrent, surtout dans des conditions de circulation difficiles.

L’info-trafic de cet appareil est, comme vous avez pu le constater en lisant ces lignes, assez peu fiable et finalement pas si salvateur qu’il pourrait l’être. Il lui manque une meilleure interconnexion entre les informations qu’il reçoit et sa gestion d’itinéraire.