Laboratoires : ce que l’avenir nous prépare

La vidéo holographique

Bien que le CES  ne tarisse pas d’éloges sur la TV 3D,  certains laboratoires voient encore plus loin en s’intéressant à la TV holographique.  Le MIT a récemment présenté un nouveau système qui permet de capturer les informations visuelles grâce à des technologies déjà disponibles auprès du grand public, puis de les envoyer via Internet vers un dispositif holographique et de reconstituer une image avec une qualité proche de celle du cinéma.

En novembre dernier, les chercheurs de l’Université d’Arizona avaient déjà mis au point un système de transmission vidéo holographique expérimental qui capture les données toutes les deux secondes à l’aide de 16 caméras. Le nouveau système conçu par le MIT n’utilise qu’une seule  caméra pour enregistrer les données, la Kinect de Microsoft, capturant 15 images à la seconde. Ces chercheurs affirment que dans peu de temps ils seront capables d’augmenter sensiblement la performance des caméras afin d’enregistrer 24 images à la seconde (comme au cinéma) ou 30 images à la seconde (TV aux Etats-Unis et au Japon). Cela donnerait une impression de mouvement continu.

Il existe une différence majeure entre les hologrammes et les images 3D, différence rarement mise en valeur. Lors de la projection d’un film en 3D, les spectateurs assis à chaque extrémité de la salle ont beau voir une image en relief, celle-ci est identique pour tout le monde. Au contraire, lorsqu’on tourne autour d’un hologramme, la vision de l’image n’est pas la même selon que l’angle de vision. Lorsque le spectateur tourne autour de l’image projetée en hologramme, sa vision de l’image projetée va tout le temps changer, comme si l’objet était réel. Vivement la Princesse Leia en hologramme !