Jouer à 2000 euros : 3 portables en test

Asus G70s : fait pour jouer

Avec le G70s, Asus entre dans le cercle très fermé des constructeurs de portables pour joueurs. Habitué des cartes graphiques Ati et nVidia, le fabricant taïwanais se lance très fort dans le gaming portable avec un PC boosté et à la finition recherchée.

Basé sur du Centrino 2

À l’heure du Centrino 2, le G70s se satisfait de la première version de la plateforme portable d’Intel. Le processeur est un Core 2 Duo T9500 cadencé à 2,6 GHz. Il est accompagné de 4 Go de mémoire vive en DDR2 cadencée à 667 MHz et disposés en dual channel. Sous PCMark Vantage, le G70s arrive second avec un score de 4064 points. Côté stockage, on y trouve deux disques durs de 320 Go chacun, ce qui donne au total 640 Go disponibles.

On regrettera tout de même que sur une configuration de ce prix, Asus n’ait pas opté pour des disques avec une vitesse de rotation plus élevée que le 5400 tpm. Mis à part ce détail, on observe que la partie optique de ce PC est occupée par un combo lecteur Blu-ray graveur DVD. Le G70s est le seul portable de ce comparatif à présenter un tel avantage.

Le bon lecteur Blu-ray

Couplé à PowerDVD, il s’avère convaincant. On note toutefois un grain persistant sur l’image, mais la qualité est au rendez-vous. La dalle du G70s y fait aussi. D’une diagonale de 17 pouces, elle permet d’afficher jusqu’en 1920 x 1200 et supporte en natif le 720p et le 1080p. Lors de notre test avec le Blu-ray de Casino Royal, le son s’est révélé bien faible. Après un tour effectué dans les réglages de l’ordinateur, le problème persistait toujours. Force est d’admettre que les deux haut-parleurs Altec Lansing présents ne sont pas suffisants pour rendre le son nécessaire à la lecture d’un film dans de bonnes conditions.

Performances 3D correctes

Vient ensuite la partie graphique de l’ordinateur. Elle se compose d’une GeForce 9800M GTS dotée de 1 Go de mémoire vidéo en GDDR3. Pour comparaison, ce chipset graphique correspond peu ou prou à une GeForce 9600 GT de bureau. Un milieu de gamme qui surprend tout de même agréablement par ses performances en jeu.

Sous 3DMark Vantage, elle atteint les 3496 points tenant ainsi le haut du tableau par rapport aux autres modèles. Et pourtant, son GPU, un G94, n’est pas l’un des plus véloces. Tous nos jeux de test tournent correctement sur le G70s. Bien entendu, dès que les filtres sont activés, les performances chutent, mais pour peu que l’on ne soit pas trop exigeant sur les hautes résolutions, le G70s fait très bien l’affaire en tant que machine pour gamer.

Une carte graphique non-officielle

Comme précisé dans l’introduction de cet article, le modèle d’Asus ne respecte pas la configuration disponible en magasin. Au lieu d’avoir le SLI de 8700M GT stipulé dans les caractéristiques de la machine, Asus nous a envoyé un G70s avec la fameuse 9800M GTS, plus puissante et moins gourmande en énergie. Une telle version de ce portable pour gamer pourrait bien un jour se retrouver sur les étales (NDLR : on doute qu’Asus nous ait concocté une version juste pour nous). Toutefois, le constructeur n’a pas affirmé ou infirmé cette éventualité.

Autonomie faussée

Bien entendu, tout cela fausse également le test d’autonomie. Sur le modèle parvenu à la rédaction, on a pu mesuré une longévité de 1h40 en pleine charge, processeur, mémoire et 3D poussés au maximum des capacités. Bien que l’on puisse multiplier par 2 cette durée pour une utilisation bureautique, c’est surtout cette première valeur qui nous intéresse dans le cas présent. On a donc une autonomie raisonnable pour un équipement de ce type. Comme dit plus haut, il faut compter un peu moins pour le modèle actuellement commercialisé.

Une fermeture à l’ancienne

Au niveau de l’esthétisme du produit en lui-même, on ne peut donner qu’un avis subjectif, les goûts et les couleurs ne se discutant pas. Un rétroéclairage bleu entoure la machine d’un halo lumineux, mais n’éclaire pas le clavier. La coque est du plus bel effet. En acier brossé, elle respire la robustesse et affirme la qualité de finition de l’ensemble.

Les charnières, point sensible d’un portable, sont bien fixées et offrent un bon maintien de l’écran. Une fois refermé, celui-ci est maintenu par un clip qui empêche le ballottement de l’ensemble. Une bonne initiative, peu esthétique certes, mais efficace. Tout cela a une conséquence de poids. A 4,7 kg la machine, on parlera plutôt de transportable. À cela s’ajoutent ses dimensions qui la classent plutôt dans les 20 pouces que dans les 17 pouces.

On notera également une trop grosse épaisseur qui n’offre pas une prise en main optimisée pour le jeu. Trop haut, le bras a tendance à s’engourdir, sans compter que la barre espace est, comme les autres touches, bien enfoncée, ce qui s’avère pénalisant dans un FPS, par exemple.