Jouer à 2000 euros : 3 portables en test

Jouer sur PC, une vieille histoire

Communément, on situe le premier jeu vidéo en 1962 avec SpaceWar développé pour le PDP-1. Basique, en monochrome, il fonctionnait sur une machine ressemblant plus à une borne d’arcade antique qu’à un ordinateur tel qu’on les connaît aujourd’hui.

Des années plus tard, en 2008, le jeu sur ordinateur, PC principalement, continue de vendre des milliers de machines. À l’heure actuelle, les joueurs sont obligés d’acquérir de grosses cartes graphiques et des processeurs toujours plus puissants pour faire tourner les dernières nouveautés vidéoludiques beaucoup moins optimisées que sur consoles.

Inconvénient de ces « bêtes de courses », elles ont la fâcheuse habitude de prendre de la place et d’être quasi intransportables. A l’heure où les ventes d’ordinateurs portables ont dépassé celles des PC de bureau, plusieurs constructeurs de PC se sont mis aux portables pour joueurs. Le plus connu d’entre eux est Alienware, spécialiste des configurations ultimes tant au niveau des performances que des tarifs pratiqués.

3 portables en lice

Pour faire le point sur ce marché considéré comme atypique par une bonne partie de la population, nous avons voulu tester 3 portables pour joueurs vendus aux alentours de 2000 €. Les marques sont parlantes : Toshiba, Asus et MSI. Alienware n’est pas présent pour des raisons qui sont expliquées à la page qui lui est consacrée.

Au rayon des désagréments, on ajoutera que cet article est plus une trilogie de tests qu’un véritable comparatif. Cela est dû aux machines d’Asus et de Toshiba que nous avons eu entre les mains. Celles-ci n’étaient pas des versions commerciales. L’une possédait une carte graphique gonflée alors que l’autre voyait son chipset 3D bridé à des fréquences alarmantes. Néanmoins, les pages suivantes donnent un aperçu des PC disponibles, ou prochainement disponibles, dans le commerce.

Protocole de test

Nos tests de performance ont porté sur plusieurs programmes et jeux afin de recouper le plus de résultats possible. Pour les performances brutes, les versions Vantage de PCMark et 3DMark ont été utilisées. Les cartes graphiques, importantes de facto, ont été éprouvées sur 4 jeux de moins d’un an.

Crysis se devait de faire partie du lot. Grosse configuration obligatoire à sa sortie, près d’un an plus tard, il reste un standard de test. Le troisième volet d’Unreal Tournament complète le style FPS. Toujours aussi bien optimisé, cet opus a été une chance pour les GPU mobiles embarqués dans les 3 portables. Vient ensuite World in Conflict, un jeu de stratégie de 2007 qui sait encore tirer son épingle du jeu lorsqu’il s’agit de pousser les options d’ombres ou encore de reflets. Enfin, Race Driver Grid achève ce panel assez représentatif de ce qui se joue sur PC en 2008.

Lorsque l’on parle mobilité, il est impératif de traiter des autonomies. Bonnes en bureautiques, elles baissent sensiblement en calculs 3D. Pour mesurer leurs performances, BatteryEater 05 a été lancé sur chaque machine.