LG Cinéma 3D 47LW650S : le relief sans les inconvénients

Une 3D incomparable


Les lunettes passives sont de simples modèles en plastique dotés de filtres polarisants, similaires à celles que l’on trouve dans les salles de cinéma en relief, d’où la dénomination Cinéma 3D choisie par LG. Elles sont légères et confortables. Vous pouvez aussi utiliser celles que vous achetez dans les salles Pathé à deux euros. C’est d‘ailleurs une bonne astuce pour se procurer des lunettes enfants que l’on peut d’ailleurs leur confier sans faire tout un drame parce qu’elles sont pleines de confiture à la fraise au bout d’un quart d’heure. Pour une soirée foot entre ami, même constat, une paire de lunettes à quelques euros permettra d’augmenter votre panel de téléspectateurs footeux plus rapidement que des lunettes actives chères et pas compatibles d’une marque à l’autre. Bref, du point de vue  logistique, c’est l’idéal pour vos plateaux télé.

A l’essai, la solution technologique n’est pas sans intérêt non plus. Il n’y a aucun clignotement de l’image. Elle est parfaitement stable par conception. Le revers de la médaille réside dans la perte de résolution verticale au passage en 3D. En relief, une ligne sur deux est perdue. Est-ce pour autant un problème ? Pas vraiment. Ce nouvel opus signé LG ne démérite pas. En 3D, il faut prendre un peu de recul, environ trois mètres, pour ne plus être gêné par le lignage. La stabilité de l’image impressionne, il n’y a pas de crosstalk entre les images gauches et droites et la finesse de définition des plans frôle la perfection. C’est bien simple, le rendu en relief est proche de celui du plasma Panasonic GT30, véritable référence en la matière.

La perte de définition n’est pas vraiment gênante au final lorsque l’on utilise un Blu-ray 3D. Par contre, si vous avez des MKV 3D en side-by-side, c’est déjà beaucoup moins bon. La pixellisation est très présente. Dans les jeux en relief, le résultat est aussi bon que sur les écrans actifs. Les titres qui ne bénéficient que d’un portage 3D sans véritable prise en compte de la profondeur dès la conception sont moins impressionnants. C’est le cas par exemple de Killzone 3. Mais sur les « vrais » titres 3D comme Motorstorm Apocalypse, quel spectacle ! La profondeur est impressionnante. En revanche, vous pouvez oublier la conversion 2D-3D, tout simplement catastrophique.