Mizuno aux JO : le high tech au service de la tradition

La motion capture au service du sport

Une séance de motion captureSur fond vert, on demande à des judokas bardés de capteurs de se livrer à un combat fictif, dans le but d’enregistrer leurs gestes les plus complexes. Une technique d’ordinaire employée par les films d’animation pour reproduire fidèlement les déplacements humains. Des caméras infrarouges repèrent les échauffements musculaires pour améliorer le confort des sportifs. « Par exemple, une double couture élastique au genou facilite le pli du genou. »

En 1991 Carl Lewis portait des Mizuno pour son record

Ces techniques anthropométriques sont également exploitées au profit de l’athlétisme. A deux pas du « Studio Sozo », les sprinteurs enchaînent les lignes droites, filmés par des caméras à haute vitesse, qui permettent de décomposer le mouvement avec une précision extrême. Sur des tapis roulants, les techniciens japonais analysent la foulée des coureurs. Les pointes d’athlétisme font l’objet du même souci du détail. Aussi, des capteurs sont-ils placés sous la piste. « De la sorte, on peut déterminer la position et la forme optimales des pointes, afin qu’elles agissent comme de véritables griffes et améliorent le rendement des athlètes », affirme le responsable du marketing de Mizuno. Le système « Bio-lock » assure un bon maintien et une rigidité qui favorise la poussée. En 1991, Carl Lewis roulait en japonaises et établissait un nouveau record du monde sur le 100m.