[Test] Ouya : que vaut la mini-console de salon Android ?

Ouya : derrière ces quatre lettres, qui ressemblent à un cri de guerre, se cache en réalité l’un des plus gros projets que la plate-forme de crowdfunding Kickstarter n’ait jamais connus. Avec un financement dépassant les 8,5 millions de dollars et un nombre de contributeurs de plus de  65 000 internautes, il y a de quoi faire tourner bien des têtes et susciter des vocations. Mais à trop parler de son financement, on a presque fini par oublier quel était l’objectif du projet Ouya. Et pourtant, le petit appareil de seulement 300 grammes réunit tous les ingrédients pour en faire l’un des matériels high-tech les plus novateurs de ces deux dernières années. Sur le papier, tout du moins. Car depuis que certains développeurs et contributeurs ont reçu la console, les critiques très négatives fusent. De notre côté, nous avons commandé l’appareil et l’avons reçu il y a un peu plus de deux semaines. Le temps de nous familiariser avec l’environnement de la console, et surtout de laisser se développer de nouveaux firmwares et jeux vidéo. Nous avons donc pu apprécier (ou pas ?) la Ouya et voir ce qu’elle réservait vraiment, par-delà les clivages « pour ou contre une console Android » ou les remarques du type « les jeux de ma Super NES étaient franchement mieux ». Voici donc le test complet de la première « grande » console Android.

La Ouya, c’est quoi en vrai ?

La Ouya est une console de jeu tout ce qu’il y a de plus classique : on la relie à son téléviseur ou son écran PC via un connecteur HDMI, elle dispose d’un port Ethernet et d’une liaison sans fil Wi-Fi, et on peut y connecter un ou deux contrôleurs de jeu. Jusque-là, rien de bien extraordinaire. Néanmoins, la console est totalement différente de ce qu’on peut trouver d’ordinaire chez Microsoft, Sony ou Nintendo. Son système d’exploitation n’est autre que Android 4.1.2, le même que l’on retrouve sur nos smartphones et tablettes (et même nos appareils photo, comme le Galaxy Camera). Android étant un système particulièrement ouvert, il est possible de retrouver l’intégralité de la ludothèque du Google Play Store sur la console Ouya. En théorie, du moins...
En outre, la console est vraiment compacte : elle n’a rien à voir avec ses homologues Xbox 360 ou PS3, puisqu’elle tiendrait facilement dans un petit sac à main féminin. Pour vous donner une idée, elle est à peine plus grosse que deux paquets de cigarettes mis côte à côte. Un seul câble suffit à l’alimenter, il n’y a pas de bloc transformateur. Enfin, la console est livrée par défaut avec une manette, qui possède une singularité, mais nous y reviendrons.
Dernier point et non des moindres, la console ne vaut que 99 dollars (un peu plus de 110 euros si l’on inclut les frais de port pour la France). Soit le tiers d’une Xbox 360 à sa sortie, et un cinquième de celui de la PS3 à son lancement. Mais peut-on réellement comparer la console de Boxer8 à celles de Microsoft et de Sony ?

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