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Photo plein format : à quoi ça sert, comment ça marche, pourquoi c'est cher ?

Photo plein format : à quoi ça sert, comment ça marche, pourquoi c'est cher ?
Par , Olivier Gonin

Tout d’abord réservé au très haut de gamme du seul constructeur Canon, le plein format s’est progressivement "démocratisé". Il est aujourd’hui disponible sur des modèles de reflex dits « experts » de plusieurs fabricants dont les prix ne cessent de baisser, et il commence même à apparaître sur des compacts très haut de gamme (ex : Sony RX1). Au regard de cette évolution récente, il nous a semblé nécessaire de faire le point sur les avantages et les inconvénients de ce format de capteur qui s’impose progressivement comme un « nouveau » standard.

De fait, les constructeurs, eux, n'ont pas attendu pour proposer plusieurs modèles d'appareils photo plein format. Qu'ils s'appellent D600, Alpha 99 ou 6D, ces nouveaux arrivants dans l'univers de la photo.

Mais qu'apporte vraiment le plein format (ou full frame) à la photo numérique ? Pourquoi s'impose-t-il seulement aujourd'hui et pourquoi est-il aussi cher. Autant de questions qui trouveront une réponse dans notre dossier sur ce "nouveau" phénomène photo.

Pour faire simple, le « plein format » (ou full frame en anglais) est en réalité une référence à la taille du film argentique 35 mm (également appelé 24x36mm ou « 135 ») dont la première utilisation en photographie date de 1909 et qui s’est imposé depuis la première moitié du XXème siècle comme une référence indétrônée. Pour la petite histoire, on peut signaler qu’en argentique le 24x36mm appartenait à la catégorie des « petits formats » (par opposition aux moyen et grand formats réservés à des usages professionnels haut de gamme spécifiques).

Au moment du passage au numérique, les gammes optiques des fabricants étaient donc adaptées au format 24x36 mais divers problèmes techniques et économiques les ont conduit à adopter dans un premier temps des formats de capteurs plus petits. Sur les reflex, on a donc assisté alors au triomphe des formats APS-C issus de l’APS, un concurrent du 24x36 apparu dans les années 1990.

Canon, un précurseur largement suivi

En pariant sur la technologie CMOS, Canon est à la fin de l’année 2002 le premier producteur à parvenir à commercialiser un reflex numérique équipé d’un capteur 24x36 : l’EOS-1 DS. En 2005, c’est de nouveau la marque au liseret rouge qui fait sortir le plein format de la gamme dite « professionnelle » avec la première version du 5D (dont le prix original de plusieurs milliers d’euros reste tout de même élevé).

Complètement submergée par le succès commercial de Canon largement fondé sur la qualité de ses capteurs et leur compatibilité avec les objectifs 24x36 des professionnels, la concurrence abandonne progressivement le CCD pour le CMOS et parvient à proposer des boitiers numériques 24x36. Signe de cette ouverture relative, le géant japonais s’est fait récemment devancer de quelques semaines par Nikon qui est le premier fabricant à annoncer un plein format expert de milieu de gamme avec le D600.

Aujourd’hui, si plusieurs fabricants (Canon, Nikon et Sony) proposent de tels appareils, ils forment toujours un club restreint notamment en raison de contraintes économiques importantes.

Afficher 5 commentaires.
  • Rorothermidor , 21 novembre 2012 08:57
    Bonjour,
    Il faut admettre que le procédé est des plus alléchants cela dit, il n'en est pas moins vrai qu'ils sont très chers (2900€ pour le boitier seul... 3800 € pour boitier et objectif) et véritablement destinés au monde professionnel.
    Cela dit, pour quelqu'un qui maîtrise son art et veut sortir des images de grande qualité, l'investissement n'est pas dénué d'intérêt. Certains artistes font notamment partie de ceux qui tirent de grands formats voir de très grands formats et dans ce cas, le numérique ne s'y prêtait guère jusqu'ici.
    Article intéressant, merci Olivier Gonin.
  • -1 Masquer
    capello , 27 novembre 2012 09:40
    Bonjour,
    juste une remarque sur la profondeur de champ. Elle est également lié directement et sans doute même plus que la lumière à la taille des photo-sites.
    Un autre gain dont vous ne parlez pas, c’est que plus les photo-sites sont gros, plus on a de tolérance sur la qualité des lentilles, donc les objectifs bas de gamme peuvent coûter moins cher, au contraire de l’appareil ;-)
  • job31 , 27 novembre 2012 11:24
    En conclusion on pourrait dire : essayer le FF c'est l'adopter.
  • Kenelm , 27 novembre 2012 12:16
    Citation :
    La taille du capteur joue directement sur la zone de netteté de l’image finale. En effet, à distance sujet-objectif et cadrage équivalents, plus le capteur de votre appareil est grand, moins votre profondeur de champ (zone de netteté) est importante.
    Ça m'a l'air mal formulé.

    Evidemment, avec un petit capteur, on a un cadrage plus réduit. Si on veut conserver le même cadrage avec du full frame, bah faut avancer un peu pour compenser vu que son cadrage est plus grand. Mais forcément, si on avance, la profondeur de champ diminue... ce qui découle uniquement du fait qu'on avance. Si on reste au même endroit, on aura pas le même cadrage, mais on aura la même profondeur de champ, donc exactement le même résultat au final si on recadre l'image.

    Du coup, à cadrage et focale équivalents, plus le capteur de votre appareil est grand, moins votre profondeur de champ (zone de netteté) est importante, en considérant que ce cadrage s'effectue avec un appareil plein format en se rapprochant du sujet, donc à à distance sujet-objectif différente. Si on reste à distance sujet-objectif équivalente, on aura juste un champ plus large.

    Faut donc pas voir ça comme une profondeur de champ plus réduite, mais comme un cadrage plus large, qui peut faire exactement la même chose, et même encore plus, au détriment de la profondeur de champ.

    Enfin pour moi c'est plus clair comme ça :o 
  • job31 , 6 décembre 2012 00:34
    Pas que.

    D'APS-C à FF, le cercle de confusion n'est pas le même, d'où une pdc différente.
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