Dix ans de chasse aux pirates : l'internaute pour cible (2 sur 3)

La RIAA s'emballe

Premier cas symbolique : celui du FAI américain Verizon. Le 14 janvier 2003, pour la première fois dans l’histoire d’Internet, la RIAA parvient à faire suffisamment pression sur un fournisseur d’accès. Résultat : Verizon se voit contraint de donner l’identité d’un de ses abonnés, utilisateur assidu du logiciel Kazaa. 

De Napster à Jammie Thomas

Si les FAI et la justice travaillaient déjà ensemble dans des affaires nettement plus sensibles, comme le cyberterrorisme ou la pédophilie, le téléchargement illégal était jusqu’à présent ignoré. Mais ce premier coup très médiatisé ne sera que l'événement inaugural d'une véritable chasse au pirate qui à défaut de pouvoir cibler efficacement les sites de partage, s'en prendra directement à ses utilisateurs.

Depuis ce jour, Verizon lutte tant bien que mal pour limiter ces pratiques et a lancé ces derniers mois un système d’avertissement par lettre, demandant à l’internaute pirate de stopper ses téléchargements illégaux.

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2 commentaires
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  • melaristide
    contre le piratage, nous nous sommes concentrés sur les premiers logiciels de partage de fichiers, notamment Napster et Kazaa. Une époque où le téléchargement illégal allait grandissant, mais touchait essentiellement la musique, en raison du format MP3. Mais dès 2003, les connexions hauts débits arrivent et envahissent peu à peu les foyers. ADSL, Câble, puis fibre optique : les vitesses de téléchargement explosent et ouvrent la porte à des bibliothèques entières de films, logiciels et jeux vidéo. Et, bien évidemm ses tre jute
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  • La Crapule
    Bonjour à tous et à toutes!
    Il faut signaler que le système judiciaire et pénal français est heureusement différent du système américain. Accepterions-nous de voir un procès comme celui de l'affaire Thomas dans l'hexagone, avec des condamnations si astronomiques? Certainement pas! Chaque pays aimerait que certaines de ses lois soient également en vigueur à l'étranger, c'est une discution permanente entre États depuis l'apparition du terrorisme international. Le revers de la médaille, c'est que chacun s'attaque à ceux qu'il peut et ce sont les internautes lambda qui en paient le prix pendant que les vrais diffuseurs de contenus illégaux se la "coulent douce" dans des pays où ils ne seront pas inquiétés, tout en faisant payer pour que les téléchargements soient plus rapides!
    D'autre part, j'attends avec impatience votre article concernant les moyens de téléchargement plus récents que "le peer to peer" car, si celui-ci semble être particulièrement visé par la loi Hadopi, il se trouve qu'il concerne de moins en moins d'internautes. Le simple mode de fonctionnement du P2P, recherche et réception de paquets de fichiers "à la volée", en fait quelque chose de facilement détectable par les autorités répressives à l'affut du contrevenant alors que, désormais, la plupart passent par des sites de "streaming" offrant des liens vers des hébergeurs dont les serveurs se trouvent en Asie, en Europe centrale, etc. Non seulement les vitesses de téléchargement en sont décuplées mais les méchants téléchargeurs deviennent presque invisibles...
    A bientôt!
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