Dix ans de chasse aux pirates : l'internaute pour cible (2 sur 3)

Dans la première partie de ce dossier consacré à la lutte contre le piratage, nous nous sommes concentrés sur les premiers logiciels de partage de fichiers, notamment Napster et Kazaa. Une époque où le téléchargement illégal allait grandissant, mais touchait essentiellement la musique, en raison du format MP3. Mais dès 2003, les connexions hauts débits arrivent et envahissent peu à peu les foyers. ADSL, Câble, puis fibre optique : les vitesses de téléchargement explosent et ouvrent la porte à des bibliothèques entières de films, logiciels et jeux vidéo. Et, bien évidemment, les professionnels de l’industrie du divertissement s’inquiètent de plus en plus et tentent de riposter, à raison parfois, mais aussi à tort. Afin d'enrayer l’internaute pirate, les majors saisissent la justice à tout bout de champ et attaquent directement les utilisateurs, pour un résultat rarement probant.

Des débits et des pirates

Mais ce qui marque aussi cette seconde ère du téléchargement, c’est l’augmentation des débits. En France, la démocratisation de la technologie ADSL débute vers 2003 et, dès 2005, 8 millions de français sont connectés en haut débit. Un haut débit qui peut d’ailleurs faire sourire en 2009, celui-ci atteignant rarement plus de 60 ko/sec. Mais c’est en tout cas une vitesse largement suffisante pour permettre le téléchargement d’un film au format DivX de 700 Mo en quelques heures.

De Napster à Hadopi : 10 ans de chasse aux pirates (1 sur 3)

Dix ans de chasse aux pirates : que reste-t’il de Napster ? (3 sur 3)

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2 commentaires
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  • melaristide
    contre le piratage, nous nous sommes concentrés sur les premiers logiciels de partage de fichiers, notamment Napster et Kazaa. Une époque où le téléchargement illégal allait grandissant, mais touchait essentiellement la musique, en raison du format MP3. Mais dès 2003, les connexions hauts débits arrivent et envahissent peu à peu les foyers. ADSL, Câble, puis fibre optique : les vitesses de téléchargement explosent et ouvrent la porte à des bibliothèques entières de films, logiciels et jeux vidéo. Et, bien évidemm ses tre jute
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  • La Crapule
    Bonjour à tous et à toutes!
    Il faut signaler que le système judiciaire et pénal français est heureusement différent du système américain. Accepterions-nous de voir un procès comme celui de l'affaire Thomas dans l'hexagone, avec des condamnations si astronomiques? Certainement pas! Chaque pays aimerait que certaines de ses lois soient également en vigueur à l'étranger, c'est une discution permanente entre États depuis l'apparition du terrorisme international. Le revers de la médaille, c'est que chacun s'attaque à ceux qu'il peut et ce sont les internautes lambda qui en paient le prix pendant que les vrais diffuseurs de contenus illégaux se la "coulent douce" dans des pays où ils ne seront pas inquiétés, tout en faisant payer pour que les téléchargements soient plus rapides!
    D'autre part, j'attends avec impatience votre article concernant les moyens de téléchargement plus récents que "le peer to peer" car, si celui-ci semble être particulièrement visé par la loi Hadopi, il se trouve qu'il concerne de moins en moins d'internautes. Le simple mode de fonctionnement du P2P, recherche et réception de paquets de fichiers "à la volée", en fait quelque chose de facilement détectable par les autorités répressives à l'affut du contrevenant alors que, désormais, la plupart passent par des sites de "streaming" offrant des liens vers des hébergeurs dont les serveurs se trouvent en Asie, en Europe centrale, etc. Non seulement les vitesses de téléchargement en sont décuplées mais les méchants téléchargeurs deviennent presque invisibles...
    A bientôt!
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