[Test] Sony Tablet S : enfin une alternative à l'iPad

La Sony S est-elle une console ?


Faire de sa tablette une console portable c’est un pari à moitié assumé par Sony. Car si le constructeur ne présente pas sa « S » comme une alternative à la Nintendo DS ou à sa PSP, il n’hésite pas à communiquer sur sa fonction « Playstation Certified », comprenez capable de faire tourner des jeux de la première génération de consoles de salon de Sony. Par défaut, la tablette en comporte deux : le déluré « Medievil » est un obscur jeu de flipper. En attendant bien sûr la fin du mois et l’ouverture de la boutique Playstation censée donner toute sa dimension vidéoludique à la Sony S.

L’avis de Dimitri :

L’idée de départ était séduisante et avait de quoi séduire les nostalgiques de la PS1 dont je fais partie ainsi que les fans de retro gaming. Avouons-le, sa réalisation est désastreuse et fait figure de fausse note dans cet ensemble jusque là cohérent. Le portage d’un jeu tel que Medievil sur cet écran de 1280 x 800 est au mieux indigent, sinon une insulte au graphisme. Quant au pad tactile, bien qu’il reprenne celui des manettes de Sony, étant écarté de part et d’autre de 9 pouces, il est tout simplement inutilisable. En somme, tout sauf une console.

L’avis de Johann :

Plutôt fâché avec l’idée d’utiliser une tablette (surtout 10 pouces) comme console de jeu, nous avons cependant accueilli l’apparition de jeux « Sony » sur la Tablet S comme une bonne nouvelle. Le sigle PlayStation n’est pas systématiquement un gage de qualité, mais le nom de Medievil ne peut laisser les joueurs des années 2000 indifférent. L’adaptation est plutôt réussie sur l’écran de la tablette, mais deux points nous confirment dans l’idée que les joueurs ne pencheront pas pour une tablette pour remplacer leur console portable. Tout d’abord les touches tactiles n’arriveront jamais à la hauteur, en termes de sensation de jeu, des touches physiques. De plus, les touches L1, L2, R1 et R2, placées au-dessus des flèches directionnelles et au-dessus des touches d’action, sont inatteignables et transforment donc complètement l’expérience de ce jeu pourtant mythique. Résultat : on ne s’y attarde pas plus de cinq minutes. Autre point noir : les graphismes de PlayStation vivent mal la transition sur tablette. On assiste à un amas de pixels sans reprendre le plaisir de l’époque. Logique, mais préjudiciable.