Comparatif : les TV ultrafines

Sony KDL46HX920

Sur le papier, ce nouvel opus est alléchant, avec des spécifications inégalées et des fonctionnalités jamais vues. Commençons par l’évidence : l’écran est bien évidemment en forme de monolithe, design haut de gamme cher à Sony. La large surface de ce 46 pouces est recouverte d’une plaque de verre fumée. C’est magnifique, surtout couplé à un rétro-éclairage local permettant de faire tomber la luminosité à zéro dans les zones sombres. Par contre, l’écran n’est pas vraiment fin, conséquence immédiate de l’adoption de ce rétro-éclairage matriciel.

Sony a travaillé l’ergonomie en offrant des fonctionnalités inédites parmi lesquelles on trouve non seulement la détection de présence, mais aussi la détection de proximité. Lorsque l’on se place trop près de l’écran, l’image devient noire et le téléviseur vous demande fermement de vous éloigner. On nous dit que c’est « pour protéger les enfants ». Pourquoi pas. Si vous n’êtes pas convaincu, vous pouvez toujours le désactiver. Dans le même ordre de grandeur, l’écran peut a priori détecter si vous vous vous êtes assoupi et éteindre l’écran, une idée pratique pour ceux qui s’endorment devant leur série favorite mais cela risque de faire passer la nuit sur le canapé... Pour le reste, on retrouve une nouvelle définition de l’interface X-media cross bar permettant de naviguer dans les menus. Elle est plutôt rapide et pratique.

Côté performances, l’appareil est plutôt bien réglé par défaut, le préréglage cinéma caché sous le bouton scène fait des miracles pour le rendu des couleurs. Les tons chair sont justes et le contraste vraiment impressionnant, avec un niveau de noir qui descend extrêmement bas en effet. Toutefois, la dalle de verre reste sujette aux reflets en journée. Hélas, en dehors de la colorimétrie, le téléviseur Sony est vraiment difficile à régler. C’est le cas par exemple du MotionFlow. Sur Off, l’image est saccadée. Mais sur toute autre position que standard, cette option introduit un motif en colonne absolument insupportable. C’est un gros souci et nous avons mis du temps à trouver ce qui clochait. L’option étrangement nommée « Création de réalité » est intéressante mais le mode manuel est préférable et sans dépasser 10 sur le curseur. Dans ce cas, on profite de textures un peu plus fines sans artefacts pénalisants.

Le relief nous a posé problème. Et pour un écran ultra haut de gamme, ça fait désordre. Avec un Blu-ray 3D, c’est déjà délicat. Une fois la galette dans le lecteur, on chausse les lunettes… et ça ne fonctionne pas. Il faut en effet activer la compensation de mouvement, sinon l’image clignote dans tous les sens, y compris sur les sources lumineuses présentes dans la pièce. Pourquoi n’est-ce pas activé par défaut ? Mystère. Ajoutez à cela les lunettes Sony toujours aussi pénibles et exigeantes dans le port de tête et vous comprendrez que nous sommes dubitatifs. Bref, pour un écran de ce prix, la déception est de mise. On attendait mieux du constructeur japonais, mais on pourra se consoler avec un rendu de qualité sur les Blu-ray.

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