Comparatif : les TV ultrafines

Toshiba 55ZL1 Cevo

Le Toshiba 55ZL1 est l’aboutissement d’un projet très ambitieux commencé il y a plus de trois ans. À l’époque, on phttp://admin.bestofmedia.com/contentmgr3/edit.php?&id_site=2&content_type=2&id=1044#arlait d’intégrer le processeur Cell, celui qui équipe la PlayStation 3 et qui était en son temps ce qui se faisait de plus puissant dans le genre. Même si un premier modèle est sorti au Japon, il s’est avéré que le processeur était trop cher pour obtenir un téléviseur payable et peu adapté aux exigences de la télévision. Le projet a donc été mis de côté et Toshiba a développé un processeur plus adapté et moins cher à produire, mais qui soit capable de gérer au mieux tout ce qui touche à la télévision, du rétro-éclairage intelligent au décodage du DivX en passant par la conversion 2D-3D. Ce processeur est désormais intégré dans le 55ZL1 et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y accomplit un travail de titan !

L’appareil que nous vous proposons de découvrir ici en exclusivité n’est pas tout à fait final. La conversion 2D-3D n’était pas encore correctement réglée et nous vous reparlerons de ce point dans notre prochain numéro. D’autant qu’avec un processeur surpuissant, elle promet d’être bien plus impressionnante que chez la concurrence. En revanche, la 3D native fonctionne parfaitement. Et n’y allons pas par quatre chemins, il n’y a pas mieux, plasma y compris. Déjà, on peut en profiter dans une pièce normalement éclairée. Le puissant rétro-éclairage de 1 000 cd/m2 permet de regarder un film en relief un après-midi d’été ensoleillé sans avoir à plisser les yeux pour voir ce qui se passe dans les zones les plus sombres de l’image.

Les Blu-ray offrent une dynamique exceptionnelle, avec des noirs très profonds sans perte de détails dans les ombres. C’est difficile à exprimer mais la lumière semble vraiment sortir de l’image, un peu comme sur un Rembrandt en peinture. Les blancs sont éclatants mais aucun détail à la limite du noir ne passe à la trappe pour autant. L’écran réussit aussi l’exploit d’afficher une image très cinéma sans pénaliser la netteté. Côté fluidité, c’est également un sans-faute.

La partie audio n’est pas intégrée à l’appareil. Elle se présente sous la forme d’une barre de son à fixer sous la dalle via deux pattes en plexiglas. C’est beau et surtout très efficace. On a entendu mieux, notamment dans les basses mais la spatialisation est l’une des meilleures disponible aujourd’hui. Pour autant, nous vous conseillons d’étendre les possibilités sonores de l’appareil avec au minimum un bon ensemble home cinéma 2.1

C’est le premier téléviseur LCD à offrir une qualité d’image au moins aussi exceptionnelle que ce dont est capable un vidéoprojecteur ou un plasma. Sous certains aspects, elle est même plus impressionnante. Aucun autre appareil n’arrive à une telle dynamique avec des couleurs qui explosent tout en étant subtiles et parfaitement justes. Certains trouveront que c’en est presque trop mais nous ne sommes pas de cet avis. L’image est sublimée et on peut toujours l’adapter à ses goûts. Autre avantage évident par rapport au plasma et au vidéoprojecteur, il n’y a pas de contraintes d’installation et surtout l’image garde tout son éclat en forte luminosité ambiante, ce dont les autres technologies sont incapables. On peut regretter que la lecture réseau ne soit pas au point, mais il suffira d’acquérir une passerelle multimédia dédiée pour y remédier. Seul réel souci, ce bijou vaut tout de même 5 000 euros mais c’est le prix de l’exception technologique.

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