Test : que valent les TV connectées ?

Panasonic mise sur le sport

Lecture réseau

Les téléviseurs connectés de la marque peuvent se relier au routeur ou à la box en filaire. Pour le WiFi n, un adaptateur USB est fourni d’office sur les modèles les plus haut de gamme. La connexion ne pose pas de problèmes particuliers.

Les téléviseurs connectés de Panasonic permettent en théorie de lire le contenu d’un ordinateur relié au réseau. Cela se fait par le protocole DLNA et passera donc aussi par le lecteur média de Windows côté PC. On déchante vite à la lecture de ce qui est pris en charge par le téléviseur. En fait, cela se limite aux formats JPEG et MPEG-2.

Pour la vidéo, il y a peu de chances que votre disque dur croule sous les fichiers MPEG-2, un format ancien et lourd peu adapté. Par acquis de conscience, nous avons quand même essayé du DivX et miracle, ça marche même en HD alors que le manuel dit le contraire. En revanche, il n’y a pas de prise en charge des sous-titres en fichier externe. Tout cela est quand même limité.

Par le port USB et par le lecteur de cartes SD, on peut lire du JPEG en photo, du AAC et du MP3 en audio, du MPEG-2, du DivX et du MP4 en vidéo. Seul problème, les disques durs ne fonctionnent pas et les clefs USB de plus de 8 Go ne sont pas reconnus non plus. À l’heure où n’importe quelle passerelle multimédia à moins de 100 euros lit absolument tout, cette attitude est grotesque.

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Web TV

Sous l’appellation Vieracast, les services Internet de la marque japonaise furent les premiers à proposer du contenu un peu substantiel qui va au-delà de la météo et des cours de la bourse. Ici, l’interface est agréable et assez conviviale. Au centre, se trouve le programme TV en cours et les services sont disposés autour. Il y en a six par page mais tous au premier niveau, ce qui posera problème lorsqu’il y en aura beaucoup. Bien évidemment, on n’échappe pas aux choses habituelles comme YouTube et Dailymotion, mais au moins ce dernier est en version HD avec à la clef bon nombre de vidéos bien plus regardables sur grand écran tant que le débit suit (au moins 5 Mb/s).

La VOD est évidemment une des rares pistes sérieuses pour un contenu connecté digne d’intérêt. Là encore, il faut un débit minimal pour pouvoir ne serait-ce que regarder un film (plus de 4 Mb/s). Nous l’avons expérimenté avec 6 Mb/s et cela fonctionne, mais la qualité est là encore pour le moins limitée. Si c’est assez fluide, l’image est très pixellisée et la qualité bien inférieure à la TNT non HD, qui déjà sur un plasma de 50 pouces donne un résultat assez odieux. De plus, l’offre est très limitée avec un catalogue d’une pauvreté affligeante qui fait largement honneur aux vieilleries et pas forcément les meilleures. Il n’y a par exemple que 24 films d’action et quasiment aucun film d’auteur. Il vous en coûtera trois euros la séance.

Dès le lancement de ses services Internet, Panasonic a conclu un accord avec Eurosport pour du catch up TV, séance de rattrapage en Français bien que ce ne soit pas exactement de cela qu’il s’agisse. Panasonic propose de voir des résumés classés par thèmes d’événements sportifs ou d’émissions en plateau. C’est une excellente idée. Déjà cela permet de se mettre à la page en quelques minutes sur un sport, de revoir les meilleurs moments ou de suivre une discipline qui n’a généralement pas les honneurs de la télévision et qui même sur Eurosport passe à un horaire incongru.