On a testé une imprimante 3D !

L’impression

Une fois la machine prête, vient le moment de paramétrer l’impression. Plusieurs critères sont à prendre en compte : la précision de l’impression (rapide, normale ou fine), qui va agir sur la vitesse de déplacement de la buse. Plus elle est rapide, moins elle est précise et inversement. Ceci dit, toutes les impressions ne sont pas adaptées à une vitesse lente, le plastique ayant le temps de refroidir entre deux passages, ce qui peut nuire à la refusion et créer des déformations. Typiquement, les pièces les plus grosses sont à éviter dans ce mode. Vient ensuite la question du remplissage des pièces. Il peut être ajusté pour avoir un objet plus ou moins lourd et solide, généralement un quadrillage plus ou moins espacé.

Le temps d’impression dépend directement de la taille des éléments, du remplissage et bien entendu de la précision. À chaque impression, le logiciel communique précisément le temps nécessaire ainsi que de la quantité de matière utilisée. Une fois que les instructions ont été envoyées à l’imprimante, elle est totalement autonome : vous pouvez débrancher le PC, elle continuera sa tâche.

Imprimante 3D - Bobine vide

La seule chose à laquelle il faut alors faire attention, c’est à la réserve de matière. Si vous avez correctement indiqué le poids de votre bobine dans le logiciel, vous devrez donc savoir si l’impression ira à son terme ou non. Si vous lanciez quand même l’impression sans avoir assez de réserve, votre objet ne sera bien entendu pas terminé. Mais la buse continuera à se déplacer, ignorant de fait qu’il n’y a plus de matière. Et par conséquent, il est impossible de « reprendre » l’impression après avoir vidé une bobine, d’autant plus que le processus de remplacement de l’ABS demande plusieurs manipulations.

Attention à la chauffe... et aux odeurs !

Comme nous le disions, l’Easy 120 utilise du plastique ABS, contrairement à la Replicator 2 par exemple, qui exploite du PLA. Il est chauffé plus fort (260 °C contre 230), est plus solide, mais met plus de temps à refroidir. Le plateau est donc chauffé à 100° pour éviter le choc thermique. La tête ramollit une matière et la buse applique sur une plaque. Cela génère une forte odeur de plastique brulé et autant le dire : mieux vaut ne pas être dans le champ du ventilateur !

Contrairement à la concurrence, l’Easy 120 n’est munie d’aucun panneau de protection contre les brulures. Le plateau est très chaud, tout comme la buse. Certes, personne ne devrait avoir la mauvaise idée de poser les mains sur la buse en plein travail, mais lorsque l’on sépare le plateau martyr de l’ensemble, les gants sont tout simplement indispensables. Lorsque l’on coupe l’imprimante, certaines parties placées à l’arrière de la machine sont très chaudes et il faut faire attention A4 Technologies propose un accessoire à son catalogue, un carter de protection vendu 150 euros.

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2 commentaires
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  • djmoa
    "Le fil qui en résulte est fin de quelques dizaines de millimètres seulement." => ca fait quelques centimètres, pas très fin ;)
    Auriez vous voulu dire "dixièmes" ???
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  • rosalbin544
    Je viens de lire un article sur une certaines Dittopro (http://www.priximprimante3d.com/tinkerine), une imprimante 3d personnelle développée par une start up américaine appelée Tinkerine. Les caractéristiques sont intéressantes, quelqu'un sait si on peut la trouver en France ?
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