[Test] Acer Switch 10 E : on craque ou pas ?

En avril dernier, Acer présentait à New York les Aspire Switch 10 et 10 E. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, c’est ce dernier qui remplace le Switch 10 sorti en 2014 et comble donc l’entrée de gamme hybride d’Acer pour la rentrée 2015. Le nouveau Switch 10, quant à lui, se veut plus « premium » avec des spécifications plus abouties.

Avec le Switch 10 E, Acer ne révolutionne pas le genre, mais apporte quelques nouveautés, plus ou moins intéressantes. Il s’agit toujours d’une machine hybride sous Atom, mais qui bénéficie d’un bel atout : une charnière multifonctions. Livré sous Windows 8.1, le Switch 10 E est compatible Windows 10, dernière édition du système de Microsoft, disponible depuis le 29 juillet.

Le marché des PC hybrides est en plein développement. Son entrée de gamme remplace l’ancien netbook tombé en désuétude, avec des prix très attractifs. Pour moins de 400 euros, on peut accéder à une configuration suffisante pour de la bureautique et un peu de multimédia. Proposé à moins de 300 euros, le Switch 10 E est-il à la hauteur ? Offre-t-il des prestations correctes ? Est-il bien fini ? En somme, faut-il ou non craquer pour lui ?

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Non, pour son design

Le Switch 10 E a changé de livrée depuis sa dernière version. Néanmoins, ce n’est toujours pas la panacée. Sa surface extérieure est toujours en plastique, mais texturé. Un bon point pour sa prise en main qui gagne en confort, la machine ne glissant pas entre les doigts grâce à ses lignes qui procurent une belle accroche. Nulle trace de doigts non plus. Jusqu’ici, on peut être satisfait. Néanmoins, la coque en plastique du Switch 10 E est trop fine, sonne creux et ne respire pas la solidité.

Pourtant, le poids de la machine augurait toute autre chose. Si la tablette ne pèse que 628 grammes, on passe à 1,24 kg lorsqu’elle est branchée sur son dock-clavier. La faute au disque dur de 2,5 pouces qui y trône. On se trouve vite avec une brique entre les mains. Dommage puisque face au Switch 10 E, on trouve le T100 Chi d’Asus qui ne pèse que 1,07 kg. La différence est faible, mais elle compte en déplacement. En outre, malgré le poids de son dock, l'ensemble est mal équilibré. Posé sur une table, l'écran vers arrière, il bascule à la renverse.

Oui, pour sa charnière

À côté de cela, on trouve une charnière bien conçue, actionnée par un système d’aimants qui, outre maintenir les deux parties ensemble, permet de faire transiter les informations provenant du disque dur intégré au dock. Acer ne se contente pas d’avoir mis au point une charnière efficace, il lui ajoute aussi un usage multifonctions. Elle peut ainsi accueillir la partie tablette de deux manières : de face ou de dos. On se retrouve alors avec une machine aussi polyvalente qu’un Yoga de Lenovo avec quatre modes d’utilisation : netbook, tablette, écran et tente.

Non, parce que sa définition a été revue à la baisse

Comme son nom l’indique, le Switch 10 E est équipé d’une dalle de 10,1 pouces. Une dalle IPS qui affiche une définition de 1280 x 800 pixels. Et là, on s’aperçoit qu’Acer a en fait effectué une mise à jour vers le bas puisque l’écran du premier Switch 10 était en 1366 x 768 pixels. Une différence qui fait chuter la résolution de 155 ppp (pixels par pouce) à 149,5 ppp. Avec une telle résolution, on voit les pixels à l’oeil nu. Alors que la concurrence s’échine à proposer des dalles Full HD sur ses PC hybrides, Acer semble vouloir privilégier les performances, sans pour autant pousser le processeur.

Oui, parce que ses performances sont correctes

C’est un fait, avec une faible définition d’écran, on gagne en fluidité. Ainsi, l’Atom qui prend place dans la carcasse du Switch 10 E a beau être le même que celui du Click Mini de Toshiba, il parvient à faire mieux que celui-ci. Les benchmarks le montrent. Le Z3735F, cadencé à 1,33 GHz récolte 1386 points sous PCMark pour le Switch 10 E, contre 979 points pour le Click Mini qui dispose d’une dalle Full HD. Ces résultats se confirment sous 3DMark avec 1538 points pour le Switch 10 E et 1174 points pour l’hybride de Toshiba.

En définitive, avec une définition sous-dimensionnée, Acer parvient à offrir des performances correctes. Bureautique et tâches multimédias ne posent pas de problèmes.

Pour avoir le beurre et l’argent du beurre, il faut se tourner vers l'Aspire Switch 11 qui offre un Core i3 et une définition de 1920 x 1080 pixels sur une dalle de 11,6 pouces. Son prix est en accord avec ses caractéristiques : 530 euros au mieux.

Non, pour son autonomie commune

Acer annonce 12 heures d’autonomie. Dans les faits, on en est loin. Nous avons utilisé Powermark pour mettre à l’épreuve sa batterie. Pour rappel, ce logiciel mesure l’autonomie dans un test d’usage quotidien qui mêle lecture vidéo, bureautique, jeu et navigation Internet. Celle du Switch 10 E atteint 5 heures et 10 minutes. Un résultat similaire à celui du T100 Chi d’Asus. Bien entendu, on peut grappiller quelques heures en ne faisant que de la bureautique, mais même à ce train on n’atteindra pas les 12 heures promises par Acer.

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