Android Wear : que vaut l'OS pour montres connectées de Google ?

Android Wear côté montre

Autant le dire tout de suite, le but d’Android Wear n’est pas de se substituer au smartphone. L’objectif de Google est plutôt de faire en sorte que vous le sortiez moins de votre poche. D’après certaines études, on regarderait notre terminal environ 150 fois par jour. Ce n’est donc pas une mauvaise initiative, loin de là. Pour arriver à ses fins, l’OS va déporter l’ensemble des notifications du téléphone directement sur l’écran de la montre.

L’interface reprend quant à elle les codes de Google Now, le système d’assistant virtuel d’Android. Chaque notification s’affiche sous la forme d’une carte. Le défilement de l’une à l’autre se fait verticalement, ce qui simplifie considérablement la lecture. On navigue ainsi entre les SMS, les mails, les alertes Facebook, Twitter… d’une manière très naturelle.

Des notifications à gogo

Les informations sont consultables et pas seulement sous forme d’aperçu comme sur la Galaxy Gear de Samsung, qui ne fait la plupart du temps qu’avertir de l’arrivée d’un message. Les SMS sont lisibles dans leur intégralité, au même titre que les mails. Bien entendu, la lecture n’est pas aussi aisée sur un petit écran que sur un smartphone, mais cela suffit dans la majorité des cas. Attention toutefois à l’overdose. Puisque toutes les notifications sont déportées au poignet, on est rapidement pris d’assaut par le vibreur de la montre. Heureusement, un glissement de doigt depuis la partie supérieure de l’écran la rend totalement muette.

La grande différence avec les autres produits qui nous ont été donnés d’essayer, c’est qu’Android Wear apporte un large champ d’interaction avec les notifications. Un glissement à gauche, les voilà supprimée. À droite, on peut y répondre grâce à la reconnaissance vocale, découvrir plus de détail ou l’ouvrir sur son téléphone pour aller plus loin.


Sinon, des cartes liées au service Google Now s’intègrent à ce flux. C’est par exemple le cas de la météo, des résultats sportifs de ses équipes préférées ou encore de cartes d’embarquement pour les billets d’avion, lorsqu’un vol est prévu prochainement.

La reconnaissance vocale, clé de voute d’Android Wear

Google met très en avant son dispositif de reconnaissance vocale. Présent sur les appareils Android ou sur le navigateur Internet Chrome, il est également le principal moyen d’interaction avec les lunettes connectées Google Glass, tout comme ce sera le cas pour Android Auto. Android Wear n’échappe évidemment pas à la règle.

Lire : [Test] Les Google Glass valent-elles leurs 1 500 dollars ?

Le système est toujours à l’affut d’un son de voix : il suffit de prononcer « Ok Google » pour qu’il se réveille instantanément. C’est par ce biais que l’on réalise la plupart des actions sur la montre. On peut envoyer un SMS, sans avoir à l'écrire : « envoyer un texto à Geoffroy » suivi du message en question. La retranscription est très bonne, le seul problème vient de la ponctuation : elle n’est pas prise en charge. Prononcer « virgule » n’a qu’un effet, ajouter le mot « virgule » à son texte.

Il en va de même pour les autres fonctionnalités : enregistrer un rendez-vous dans le calendrier, régler un réveil ou faire une recherche. N’oublions pas que Google s’est d’abord spécialisé sur le sujet. Le Knowledge Graph, l’immense base de données de Google basée sur les résultats de recherche, est exploité ici aussi. À la question « qui est François Hollande », Android Wear saura répondre avec exactitude. L’effet est le même que sur un smartphone, on peut s’amuser à lui demander tout et n’importe quoi, de la taille d’un acteur à la définition d’un terme. Sinon, lorsque le Knowledge Graph n’a aucun indice à offrir, plusieurs résultats de recherche classiques sont proposés, que l’on peut ensuite ouvrir sur son téléphone.

L’interaction avec les autres applications

Au-delà des notifications et de l’envoi de mail ou SMS, Android Wear permet de fonctionner de concert avec certaines applications du téléphone. C’est le cas du lecteur multimédia, que l’on peut piloter depuis le poignet, mais également de la navigation avec Google Maps. L’écran étant petit, la place manque pour donner assez d’indications. Nous l’avons essayé au guidon d’une moto et il s’est avéré assez peu pratique.

Ensuite, il y a les autres applis, celles que l’on télécharge depuis le Play Store. Bonne nouvelle, le compagnon Android Wear dispose d’un raccourci pour la partie dédiée du magasin. Le nombre de logiciels compatibles n’est pas énorme, mais il gonfle doucement. C’est le cas de Google Keep, grâce auquel on peut ajouter une note en dictée vocale, ou Tinder qui déporte au poignet la navigation dans les profils des hommes ou femmes en quête de rencontres.


Les coureurs profiteront de Runtastic afin de suivre leurs informations de running sans avoir à sortir son téléphone… sauf qu’il ne doit pas être rangé trop loin. On en revient donc toujours au principal problème des autres montres connectées, qui vaut aussi pour Android Wear : sans smartphone, il n’est rien. Bien sûr, ce système permet de faire fonctionner des applications de manière indépendante, mais il n’en existe qu’une seule à l’heure où on rédige ses lignes. À noter également qu’un podomètre est intégré, mais ne comptez pas en faire autant qu’avec un bracelet connecté.

Enfin, dernier regret : Google ne tolère aucune personnalisation de l’interface de la part des constructeurs. Les seules variations possibles concernent les différents cadrans pour afficher l’heure. Mais que l’on se rassure, c’est d’Android dont il est question : attendons que la communauté de développeur se penche sur l’OS avant déclarer forfait.

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2 commentaires
    Votre commentaire
  • Nicolas Sattler
    Je suis ddel mais tous qui est noté sur Android wear on le fait sur Les Gears les notifications telles que les sms et mail son visible et la navigation et similaires
    Après style de la montre est une question assez de goût.
    Donc rien de plus pour Android wear sauf google now qui ne sert pas forcément plus que sur un smart phone
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  • bambou51
    Sauf que ça fonctionne avec tous les appareils Android 4.3+, que le développement n'est pas sous un nouvel OS, et que donc le nombre d'app va exploser.
    Quand à la présence de Google Now, c'est justement ce qui fait toute la différence...
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