Ant-Man : la Geek Critique

Le pitch : en sortant de prison, l'ex-cambrioleur Scott Lang a bien du mal à retrouver du travail. Il décide alors de reprendre du service et de piller le coffre-fort d'un « vieux monsieur ». Sauf que le coffre en question ne contient pas le moindre trésor, mais un simple costume... qui permet à celui qui l'endosse de rapetisser à la taille d'une fourmi.

4 raisons d'aller voir (ou pas) Ant-Man

Ant-Man, l'un des plus petits super-héros des comics Marvel, fait sa première apparition au cinéma. Et plutôt que de l'intégrer aux Avengers, auxquels il appartient dans la BD, les studios Marvel préfèrent lui consacrer un film pour lui tout seul. Ant-Man ne fait donc pas (encore) partie de l’équipe « des plus grands héros de la terre », même si les références aux autres super-héros sont nombreuses. D’ailleurs, ce n’est pas vraiment un hasard si ce film clôt la phase 2 de Marvel au cinéma, deux mois après la sortie d’Avengers l’ère d’Ultron. Car Ant-Man est censé faire la liaison entre les événements survenus à la fin d’Avengers 2, et ceux qui se préparent dans Captain America 3, et qui sortira en 2016. L’enjeu est de taille, car le grand public ne connaît pas le personnage et même chez les amateurs de comics, Ant-Man est loin d’être le plus populaire des super-héros. Alors, pari réussi ?

1 - Oui, parce que ça reste assez drôle

Ant-Man ne se prend pas au sérieux. Ce n'est pas un dieu armé d'un marteau, il ne doit pas combattre une menace venue d'un autre monde et ne doit pas sauver l'univers. Il s'agit juste d'un cambrioleur doté d'un costume lui permettant de réduire considérablement sa taille. En conséquence, les scénaristes ont dû faire avec, et c'est une très bonne chose. Car les situations burlesques fusent, même dans les moments les plus haletants. Le rythme, les situations et les dialogues d’Ant-Man font d’ailleurs fortement penser à un film comme Ocean’s Eleven, sans en être une pâle copie non plus.

2 - Non, parce que les personnages manquent de piquant

Paul Rudd incarne un Scott Lang assez sympathique : même si l’on est finalement assez loin du personnage de comics, on se laisse entraîner dans ses péripéties et son caractère « bonne pâte ». En revanche, la place laissée à son "mentor" Henry Pym (Michael Douglas) est finalement très restreinte, tout comme celle laissée à la fille de ce dernier (Evangeline Lilly). Le méchant est vraiment très méchant et on le voit venir à des kilomètres. Quant aux compagnons de route du super-héros, ceux qui vont l’aider à commettre son cambriolage, ils sont de véritables caricatures (il y a le gros bras un peu simplet, celui qui se la joue bad-boy le geek de service). Bref, sans être franchement mauvais, les différents protagonistes ne sont pas vraiment crédibles ni attachants. Dommage, on passe à côté de quelque chose…

3 – Oui, pour la crédibilité des effets spéciaux

Si l’on écarte la scène finale, dans laquelle les effets spéciaux sont assez désuets et semblent tout droit sortis des années 80, tout le reste du film tient la route. Ant-Man n’en finit pas de rétrécir et de retrouver sa taille originale, et ça fonctionne merveilleusement bien. Il nous bluffe littéralement dans certaines scènes, comme celle où il porte pour la première fois le costume et se retrouve dans une boîte de nuit. Même chose durant les différentes étapes de son initiation à la maitrise du costume et de son oreillette qui lui permet de communiquer avec les fourmis : c'est bien fichu, c'est assez jouissif et ça le super-héros encore plus sympathique.

4 – Non, parce que le film n'entrera pas dans les annales

Ant-Man n’est pas un mauvais film, loin de là. On ne s’ennuie pas (beaucoup), les boutades de l’homme fourmi sont plaisantes et le tout est bien filmé. En revanche, Ant-Man n’apporte rien de vraiment révolutionnaire dans l’univers Marvel. Comme évoqué en introduction, le film est censé se dérouler à la fin de la phase 2. Une référence aux événements d’Avengers L’ère d’Ultron est d’ailleurs placée sous forme d’une petite blague en plein milieu du film. L’un des Avengers fait une apparition pendant quelques minutes, et l’on ne vous parle même pas de la scène post-générique, qui réserve une grosse surprise.Mais il ne faut pas se leurrer non plus : les scénaristes ont beau nous faire croire que les enjeux sont « mondiaux », les péripéties d’Ant-Man semblent bien anecdotiques face aux aventures d’un Thor ou d’un Iron Man. Reste que tout ceci vient comme un cheveu sur la soupe, que le film n’apporte rien de réellement nouveau, et qu’on a déjà l’impression de tout savoir. Bref, on a l'impression d'avoir l'arrière-train entre deux chaises, ce qui était déjà le cas d'Avengers 2.

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