Le pire et le meilleur du MWC

La déception

On ne peut pas se contenter de si peu lorsqu’on est le leader incontesté du secteur. Et c’est justement parce que Nokia domine les débats qu’il génère autant de déception lorsque ses annonces ne sont pas au niveau. Certes, on ne pourra pas reprocher au Finlandais de faire de mauvais téléphones. Son 6720 Classic, son 6710 Navigator et même le N86, dernier né des N-series, devraient afficher d’honnêtes performances lors de leurs tests respectifs.

Frilosité et tradition

Mais là n’est pas le vrai problème de Nokia. Son souci c’est qu’il semble afficher un véritable entêtement lorsqu’il s’agit de faire évoluer ses produits. Pourtant avec le 5800 Xpress Music, et le N97 annoncé au CES, Nokia semblait tenté par la nouveauté. Or avec le MWC, c’est le retour au fondamentaux, au form factor habituel et à la frilosité technologique. Tous ses concurrents, ou presque annoncent un tactile, pas Nokia. Lui préfère mettre en scène l’arrivée d’un photophone de 8 mégapixels, un standard vieux d’un an, et qui intervient quelques heures après l’annonce du Sony Ericsson Idou et ses 12,1 mégapixels. A tous points de vue, Nokia a été sèchement battu par ses concurrents. Pour autant sa position de leader n’est pas encore menacée. Mais le Finlandais doit être conscient qu’il doit sa couronne à sa solide base de clients ainsi qu’à son succès dans les pays émergents. Pour tout le reste, Nokia est devenu un suiveur, et pas le plus rapide.

Nokia 6710 Navigator et 6720 Classic

Nokia N86 : 8 mégapixels pour la photo

Idou le tactile 12 mégapixels par Sony Ericsson