Canon EOS 40D : une nouvelle référence de la gamme expert

Des images de très bonne qualité

Les images utilisées pour ce test ont été réalisées avec l’objectif 17-85mm fourni en kit. Or un premier élément saute immédiatement aux yeux : les images du 40D sont relativement molles (peu piquées) avec les réglages par défauts.

Cela ne signifie pas pour autant que les images sont de mauvaise qualité. C’est simplement le signe que Canon souhaite laisser une grande marge de manœuvre aux photographes dans leur interprétation. Ainsi, les photos supportent très bien la saturation et l’accentuation dans Photoshop. Ce n’est pas la première fois que la firme nippone fait ce choix qui apparaît même désormais comme une marque de fabrique.

Un canard prend la poseLa marre aux canards

Un bruit impeccable, mais des couleurs qui jouent parfois des tours

On retrouve sur ces images une autre constante des boîtiers Canon : la colorimétrie n’est pas franchement neutre. On constate en effet que sans modification des réglages par défaut (balance des blancs automatique) une légère dominante jaune donne aux images un aspect un peu plus chaud que la scène originale. Même si la correction manuelle de la balance des blancs est intuitive et que les experts utilisent peu la balance des blancs automatique, il est regrettable qu’un boîtier expert à ce prix souffre de ce défaut.

Un parterre de fleursUne jolie fleur
S’il est un domaine où le 40D est particulièrement performant, c’est la gestion du bruit en haute sensibilité. Même à 1600 ISO les images restent exploitables. On parvient alors au même résultat qu’avec un 30D à 800 ISO. De plus, une fonction personnalisée permet une réduction du bruit, sans gommer les détails fins. On constate ici les progrès réalisés par Canon grâce à son nouveau processeur de gestion d’image Digic III.

Photo en ISO 200Photo en ISO 400
Enfin, le 40D fait un véritable bond en avant dans la gestion des hautes lumières, une fois de plus grâce à l’apport du module Digic III. En permettant un échantillonnage des informations sur 14 bits, il confère à l’appareil une dynamique plus étendue, tout en conservant des informations là où l’on obtenait jusqu’à présent des blancs “brûlés”. C’est pour cette raison que les images paraissent moins contrastées que ce dont nous pouvions en attendre. C’est là le prix à payer, bien minime au regard des progrès réalisés.