[Test] Canon EOS 760D : le plus expert des boitiers reflex amateurs ?

Une conception cohérente et équilibrée

Doté de dimensions plutôt généreuses en comparaison du reste de la gamme amateur (131,0 (l) x 100,9 (h) x 77,8 (p) mm) et d’un poids de 565 g avec carte et batterie, le premier contact avec l’EOS 760D inspire confiance. La coque en polycarbonate (plastique) est bien finie et assure une solidité adaptée à un usage amateur. La poignée, bien dessinée et recouverte d’un revêtement granuleux antidérapant, permet une préhension de qualité. Elle est efficacement secondée par un repose-pouce profilé pourvu de la même finition. Globalement la tenue en main est donc très agréable.

Classiquement, le viseur du 760D a été conçu autour d’un pentamiroir et propose un grossissement de 0,82x pour une couverture du champ de 95% et un dégagement oculaire de 19 mm. Si ces caractéristiques sont certes dans la moyenne des boitiers de la gamme, les porteurs de lunettes resteront néanmoins un peu sur leur faim et on est assez loin du confort et de la clarté du viseur du Pentax KS-2, champion incontestable de la catégorie dans ce domaine.

Les informations proposées dans l’oculaire sont claires, lisibles et suffisantes pour permettre un usage exclusif via le viseur. À noter, les collimateurs AF ne sont pas apparents lorsqu’ils sont inactifs et sont visibles uniquement en noir (contrairement au rouge clignotant traditionnellement proposé). La lisibilité de l’image s’en trouve améliorée, par contre il est plus difficile de savoir quel collimateur ou groupe est actif.

En liveview, la visée s’effectue via l’écran arrière qui est tactile multipoint et orientable. Sa définition de 1040000 points est dans la norme des bons boitiers de la gamme et la présence de points blancs uniquement destinés à permettre une luminosité accrue assure un bon niveau de lisibilité y compris en extérieur.

La batterie est un nouveau modèle. Les canonistes qui en possédaient un 700D et qui évoluent vers le 750/760D apprécieront moyennement d’autant plus que l’autonomie évolue peu. Canon annonce 440 vues à la norme CIPA et en pratique on peut aisément réaliser environ 350-400 vues en usage mixte (flash intermittent) et quelques minutes de vidéos. Ces performances, plutôt bonnes sans pour autant atteindre celles du D5500 de Nikon, permettront donc aux utilisateurs occasionnels de jouir d’une autonomie suffisante pour une bonne journée de photo ou un week-end de photo souvenir. Les autres devront classiquement acquérir une seconde batterie. On apprécie également grandement la présence d’un vrai chargeur rapide indépendant, un accessoire qui a malheureusement disparu chez certains concurrents (ex : Sony).

Du point de vue connectique, on retrouve sur la tranche gauche les traditionnelles sorties mini-USB (USB 2.0), HDMI, une entrée dédiée aux télécommandes Canon et une prise micro stéréo.

Les concepteurs ont placé la trappe de carte mémoire SD sur la tranche droite, elle est donc indépendante de celle de la batterie, ce qui permet un remplacement aisé et rapide, y compris lors d’un usage sur pied.

On peut enfin noter la présence d’un flash intégré rétractile de puissance classiquement assez modeste (NG=12 en mètre à 100 iso) qui permettra néanmoins de déboucher des ombres disgracieuses sur des lumières difficiles. Point positif : il permet également le pilotage en TTL de flashes externes cobra du fabricant.

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