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[Comparatif] Casques audio : quel est le meilleur ?

La question essentielle : quel format de casque audio ?

Les casques audio se répartissent en trois catégories. D’une part les écouteurs intra-auriculaires, destinés aux périphériques nomades, et d’autre part les casques supra-aural (écouteur posé sur l'oreille, le casque prend appui sur le lobe) et circum-aural (écouteur qui englobe l'oreille, le casque prend appui sur le crâne), plus polyvalents. Les oreillettes qui reposent sur le pavillon, à l’extérieur du conduit auditif ont quasiment disparu, leursperformances audio étant largement en retrait, comparées à celles qu’offrent les intra-auriculaires de prix équivalent.

Les écouteurs intra-auriculaires 

Ces minuscules appareils s’insèrent, plus ou moins profondément, dans le conduit auditif. Ils sont équipés d’un embout, le plus souvent en caoutchouc ou en silicone (souvent remplaçable), qui épouse la forme du conduit, à la manière de certains bouchons anti-bruit. Avec un résultat comparable : les intras isolent efficacement l’utilisateur des bruits extérieurs. Du coup, plus besoin de trop pousser le volume sonore dans les environnements bruyants. Particulièrement appréciés des sportifs, pour leur compacité, les intras ont parfois tendance à tomber trop facilement de l’oreille. Pour pallier ce problème, certains constructeurs équipent les écouteurs d’une tige de plastique qui vient s’enrouler autour de l’oreille, à la manière des branches de lunettes. Autre solution, un tour de cou relie les deux intras et repose sur la nuque. Mais à l’usage, ce système se révèle peu agréable. Dernière innovation dédiée au maintien, le système « StayHear », exclusif aux intras Bose, consiste en un fil de silicone  dont la forme s’inscrit précisément dans les plis internes du pavillon de l’oreille.  Attention, tout le monde n’apprécie pas d’avoir un objet enfoncé dans l’oreille. Avant d’investir dans un intra, mieux vaut en essayer un, durant au moins une heure, la sensation de gêne n’étant pas forcément immédiate.  Autre mise en garde, l’isolation acoustique peut s’avérer dangereuse, notamment en ville. Les sons ambiants, tels que les moteurs des voitures ou des scooters sont si atténués qu’il devient délicat de déterminer leur provenance. Il va sans dire qu’utiliser des intras à vélo tient de l’inconscience.

>>> Consultez notre guide d'achat des écouteurs intra-auriculaires

Les casques supra-aural

De facture assez classique, ces casques se composent d’écouteurs qui reposent contre le pavillon de l’oreille. Le coussinet qui les enveloppe peut être constitué de diverses matières : plastique, tissu, voire cuir. Plus légers que les casques circum-aural, ils offrent également une isolation phonique moindre, tout au moins pour ce qui concerne les modèles de type ouvert. Destinés principalement à une utilisation nomade, ils disposent d’un arceau réglable, voire pliable, le plus souvent en plastique ou métal, qui  garantit une pression suffisante pour éviter leur chute lors des déplacements. Cet avantage peut devenir un inconvénient, si la pression est trop importante. Là encore, un essai de quelques dizaines de minutes s’avère indispensable. Il existe également des casques supra-aural destinés aux sportifs. Très légers, ils disposent d’un arceau élargi pour plus de stabilité, voire d’un tour de cou. Malgré tout, ils restent moins pratique que les intras, notamment pour le jogging.  

Les casques circum-aural 

Ces casques sont les plus volumineux. Leur structure ressemble à celle des modèles supra-aural, à la différence qu’ici, le coussinet qui enveloppe l’écouteur entoure complètement l’oreille et  repose sur le crane. De fait, l’isolation est excellente surtout s’ils sont de type fermé. Ces casques sont parmi les plus confortables pour une utilisation intensive, mais certains modèles peuvent provoquer une surchauffe de l’oreille. En outre, les porteurs de lunettes peuvent être incommodés par la pression qu’exercent les coussinets sur les branches. Comme toujours, rien de tel qu’un essai pour en juger. Notez que certains modèles, notamment haut de gamme, sont assez lourds. Un point dont vous devez tenir compte si vous envisagez de les porter durant plusieurs heures d’affilée.  Si vous souhaitez utiliser ces casques sur un appareil nomade, prêtez attention à leur impédance. Si elle est très haute, l’appareil risque de ne pas délivrer suffisamment de puissance pour l’alimenter, ce qui se traduira par une limitation du volume sonore maximum. Dans ce cas, il faudra utiliser un ampli casque. Comptez une trentaine d’euros pour un modèle d’entrée de gamme compact.

Casque ouvert ou casque fermé ? 

Dans un casque fermé, le haut-parleur est en interaction avec le faible espace d’air qui le sépare de l’oreille. Les sons restent donc confinés, ce qui se traduit par une importante isolation aux bruits extérieurs. Dans un casque ouvert, à l’inverse, une fraction des sons s’échappe par l’arrière. De fait, l’utilisateur est davantage sensible aux sons extérieurs…et de la même manière,  les personnes  situées à proximité perçoivent une partie des sons émis. Si vous poussez un peu trop le volume, vous risquez de susciter l’ire de vos voisins, notamment dans les transports en commun. Si par le passé, les casques ouverts avaient la faveur des mélomanes exigeants, ce n’est plus aussi vrai désormais. La preuve, on trouve aujourd’hui des modèles hauts de gamme de type fermé, à l’instar des Audeze LCD-XC (1990 euros), Audio Technica ATH-W5000 (990 euros) ou Aëdle VK-1 (390 euros).

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