La Chine première sur le high-tech

Le plus grand atelier du monde

Si l’Empire du milieu s’est taillé la part du lion sur le marché des nouvelles technologies, c’est d’abord parce qu’il a su surfer sur les 760 milliards de dollars investis en près de trente ans par les entreprises étrangères. Cette manne issue de l’investissement des multinationales qui ont élu domicile sur son sol dans les années 1990, couplée à la mise à disposition d’une main-d’œuvre locale bon marché, mais aussi formée et alphabétisée, a rapidement conduit à l’explosion de la production de produits fabriqués en Chine. Des télévisions aux ordinateurs, en passant par les lecteurs DVD, l’assemblage de composants électroniques représente 80 % de ses activités. Si bien qu’en quelques années, la Chine est devenue le plus grand atelier du monde des nouvelles technologies.
 
 
Aujourd’hui, elle accueille des investisseurs aussi prestigieux que Microsoft, IBM, Siemens, Nortel ou Hitachi. Notons que mis à part quelques SSII comme Capgemini ou OnPoint Technology, les entreprises françaises en IT restent encore frileuses devant le pari chinois. Selon le cabinet Decision, spécialiste des études et du conseil dans l’électronique, « la Chine a un impact majeur sur les tendances de l’industrie électronique mondiale. En 2000, le plus grand pays du monde fabriquait 10 % de la production mondiale d’électronique. En 2005, la production chinoise a grimpé à 23 %, et on s’attend à ce qu’elle atteigne 28 % de la production mondiale en 2020 ». Et le cabinet Decision d’estimer qu’en 2011, la Chine produira 70 % des lecteurs-enregistreurs de DVD, 46 % des PC, 42 % des mobiles, et 39 % des télévisions du marché mondial.