La Chine première sur le high-tech

À la conquète de son indépendance

Mais malgré les transferts de compétences consécutifs à ces délocalisations, la Chine doit encore composer avec ses faiblesses en termes de Recherche et Développement. L’innovation « à la chinoise » reste donc encore à inventer. Jadis tributaire des importations de composants électroniques venus de l’Europe et des Etats-Unis, la Chine a franchi une étape en se tournant peu à peu vers la zone asiatique (Japon, Malaisie, Taïwan, Corée…) pour ses importations de matériel. Reste qu’en 2004, 65 % des composants électroniques utilisés venaient de l’étranger. « La plupart des entreprises exportatrices sont des firmes à capitaux étrangers, notamment des filiales de Taïwan, de Corée ou du Japon qui ont délocalisé en Chine des usines d’assemblage, note Françoise Lemoine, économiste Senior au CEPII, centre d’études prospectives et d’information internationale. Aujourd’hui, ces mêmes filiales commencent à délocaliser également la fabrication des composants électroniques. Mais les composants les plus sophistiqués restent fabriqués à Taïwan ».