La Chine première sur le high-tech

Des marques chinoises qui se développent

Dans l’optique de ne plus se retrouver à la solde des importations de matériel étranger, la Chine est partie à la quête de son indépendance. Le gouvernement est alors entré dans une nouvelle politique visant à développer la fabrication de ses propres composants. D’abord, parce qu’exporter du matériel sous des licences étrangères revient très cher. La Chine est ainsi l’un des pays les plus déficitaires pour ce qui concerne le paiement des brevets et des licences. Mais aussi parce que les autorités chinoises entendent imposer leurs normes et leurs standards aux firmes étrangères. Pour l’instant, cette politique concerne particulièrement les lecteurs de DVD et le secteur des télécommunications. Mais elle ne demande qu’à se développer : « Jusqu’à la fin des années 90, la Chine avait délibérément choisi une politique d’importation pour se moderniser, souligne Françoise Lemoine. Désormais, elle met en œuvre une politique d’innovation propre aux entreprises chinoises. C’est un nouveau challenge pour elle ».
 
 
Aussi, dès le début des années 2000, une politique volontariste d’innovation technologique est lancée sur le territoire qui vise à renforcer les capacités propres de la Chine en Recherche et Développement. Les dépenses en R&D augmentent de manière significative par exemple en investissant dans les centres universitaires, comme l’université des Sciences de Pékin, très active en matière de recherche IT. Si bien qu’aujourd’hui, 42,46 millions de Chinois travaillent dans le domaine de la science et de la technologie, soit un peu plus qu’aux Etats-Unis. Mais les autorités chinoises ont aussi mis en place la stratégie du « go-out » qui consiste à encourager les firmes chinoises de IT à investir à l’étranger.