[Test] Toshiba Click Mini : on craque ou pas ?

Au CES 2015, Toshiba présentait le Click Mini, un petit ordinateur portable qui, une fois manipulé, peut se mouvoir en une tablette tactile sous Windows 8.1 with Bing. Pourquoi with Bing ? Tout simplement parce qu’il dispose d’une dalle de 8,9 pouces (1920 x 1200 pixels), diagonale qui le rend éligible au programme des moins de 9 pouces de Microsoft. La licence Windows y est gratuite pour le constructeur. En contrepartie, le moteur de recherche d’Internet Explorer est par défaut Bing.

Ce n’est pas un inconvénient pour le consommateur qui a tout le loisir de modifier cette règle dans les paramètres du navigateur. De plus, Windows 8.1 with Bing est associé à un an d’abonnement gratuit à Office 365.

Toshiba essaye donc de jouer serré avec ce Click Mini, en réduisant les coûts à tout va dans le but de proposer le meilleur rapport qualité-prix. Pour autant, comme les netbooks à leur époque, les portables hybrides ont du mal à se différencier, la faute à une configuration souvent identique. Le Click Mini tire-t-il son épingle du jeu ou n’est-il qu’un ersatz de netbook 2.0 ?

Oui, si le plastique ne vous dérange pas

De prime abord, le Click Mini ne fait pas spécialement envie. Avec une petite diagonale, il paraît bien épais. Pourtant, il ne mesure que deux centimètres d’épaisseur. Certes, c’est plus qu’un T90 Chi, mais le portable de Toshiba inclut une batterie secondaire dans sa partie clavier, contrairement au modèle d’Asus.

Outre son embonpoint, il faut reconnaître que son total look plastique a également de quoi laisser indifférent. Pourtant, en prise en main, on reconnaît que rien ne craque. L’ensemble est solide et bien ajusté. Si l’aluminium et le carbone ne sont pas des matériaux obligatoires pour vous, le Click Mini est une bonne option. À noter qu’il parvient également à conserver un poids contenu grâce à sa coque en plastique : 975 grammes sur la balance, dont 470 grammes pour la partie tablette. Le clavier est plus lourd à cause de sa batterie dont il est question plus bas.

Oui, parce que sa charnière est pratique

Portable détachable, comme l’appelle Toshiba, le Click Mini se scinde en deux pour offrir l’expérience d’une tablette. Aussi utile avec ou sans clavier, il est donc souvent manipulé par son utilisateur.

Pour cela, Toshiba y est allé de sa petite charnière adaptée. Une pression sur un bouton placé en haut du clavier et l’on peut ôter l’écran de sa base. Un geste simple qui nécessite tout de même que la machine soit posée sur un appui. On a connu plus pratique avec la charnière aimantée d’Asus, mais il ne s’agit alors que d’un support. Dans la charnière du Click Mini, on trouve un port propriétaire qui fait le lien entre le clavier et le système et lui distille aussi la précieuse autonomie de la batterie secondaire.

Non, Toshiba n’aurait pas pu faire mieux qu’une charnière sécurisée par blocage. Pour pinailler, on aurait juste préféré que le bouton de désengagement soit plus accessible.

Non, car il reprend le clavier des netbooks

Compact, le Click Mini se glisse partout. Facilement transportable dans un sac, il a les dimensions d’une petite tablette. S’il est agréable à utiliser en mode tablette via son écran tactile, c’est une autre paire de manches lorsque l’on pose ses mains sur son clavier. Avec moins de 25 cm de large, il ne pouvait accueillir confortablement l’ensemble de ses touches et un pavé tactile de taille correcte.

Plusieurs années après les premiers netbooks, on se trouve alors confronter au même problème. Pour faire tenir l’ensemble des 65 touches qui composent le clavier de son Click Mini, Toshiba a dû couper certaines d’entre elles. Les flèches sont petites, certaines touches de ponctuations sont réduites, mais au-delà de tout cela, on a de nouveau un « M » tout aussi petit. C’est la seule lettre à subir ce sort. La raison est simple. Sur un clavier QWERTY, elle est à côté du « N » et est de taille normale. En transposant son ordinateur au format AZERTY, Toshiba l’accole à côté du « L », elle prend alors la place d’une touche de ponctuation, plus petite.

Bien évidemment, cela n’empêche pas l’utilisation du clavier, mais diminue son confort. En définitive, l’interface clavier du Click Mini convient pour poster sur les réseaux sociaux ou surfer, mais n’est pas adaptée à la rédaction d’un mémoire, par exemple.

Oui, parce qu’il n’est pas moins puissant qu’un autre

Comme tous les nouveaux portables détachables, le Click Mini adopte une plateforme Bay Trail et en particulier un de ses Atom. Il s’agit ici du Z3735, un processeur cadencé à 1,33 GHz. Ce n’est pas le plus puissant de la gamme, mais la différence tient dans un mouchoir de poche.

979 points sous PCMark et 1174 points sous 3DMark
. Ce n’est un foudre de guerre, notamment pour le traitement des images 3D. D’ailleurs, s’il fait tourner correctement Hearthstone, il est déconseillé d’y lancer un Project Cars ou un Assassin’s Creed au risque de voir plier la machine sous l’effort insurmontable. En revanche, ceux qui se cantonnent aux jeux Facebook et les passionnés de vieilleries vidéoludiques y trouveront leur compte.

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L'Atom est appuyé par 2 Go de mémoire vive. C'est la norme pour ce type de machine, bien que l'on aurait préféré le double pour être plus à l'aise. Côté stockage, on n'a pas le choix, il est limité à 32 Go de SSD en interne. Heureusement, Toshiba a pensé à installer un lecteur microSD sur la tablette et un lecteur SD dans la partie clavier, de quoi gonfler la capacité de la machine.

Oui, parce qu’il a une superbe autonomie

C’est le point fort du Click Mini. Comme précisé plus haut, cet hybride se compose de deux parties, chacune renfermant une batterie.
Nous l’avons passé sous Powermark pour déterminer son endurance. En associant tous ses accumulateurs, le Click Mini livre une autonomie de 6h55. Un beau score dans un test d’usage quotidien qui mêle lecture vidéo, bureautique et navigation Internet.

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