Comparatif : les meilleurs GPS de l'été

Qualité des logiciels

Navigon 7110

Du logiciel utilisé et de son optimisation dépendent la réactivité d’un GPS. Aussi, nous avons éprouvé ceux des modèles du comparatif en leur faisant calculer des itinéraires ou encore en mesurant leurs temps de démarrage.

Le processeur Samsung de 400 MHz et les 64 Mo de mémoire vive embarqués dans le Navigon ont du mal à lancer la machine. Lors de son test de démarrage, il a mis 38 secondes alors que la norme se situe en dessous de 30 secondes. Et cette lenteur se traduit sur tout le logiciel lorsque l’ « animation de menu » est active. Les menus prennent leur temps et s’affichent en saccades.

Ce constat est bien dommage puisque, bien qu’austère, ce Navigon offre des menus simples, agréables à parcourir et bourrés d’options. La partie « réglages de base » possède 7 pages d’entrées soit 26 paramètres à modifier dont la voix, la langue, la cartographie ou encore l’affichage des limites de vitesse, soit plein d’options pratiques. En outre, il gère les POI (restaurants, station-service, hôtel, …) dans un menu dédié ainsi que la position des radars et avertit l’utilisateur à l’approche de ceux-ci.

Becker 7977

À l’image du Navigon, le 7977 de Becker est lent. Il est prompt au démarrage, mais dès lors que l’on parcourt ses menus, un petit carré de chargement se fixe au centre de l’écran en tournant durant de longues secondes. Le pic est atteint lors de la sélection du menu « navigation » après mise sous tension. 30 secondes sont alors nécessaires pour parvenir à taper la première adresse.

Néanmoins, au test du temps de calcul de trajet, il s’en sort avec un temps inférieur aux 30 secondes requises pour un Paris-Marseille. Comme le Navigon, il contient des POI indexées dans un sous-menu. Il est d’ailleurs possible de trouver les POI avoisinants via celui-ci. Par contre, point de données sur les radars avec le Becker. C’est d’ailleurs le seul GPS de ce comparatif à ne proposer cette fonctionnalité qu’en option à installer manuellement.

Garmin Nüvi 710

Le Garmin est plus rapide que les deux précédents appareils, tout du moins pour sa phase de démarrage d’où il se sort avec un 28 secondes limite. Par contre, il pêche grandement lors du test du calcul d’itinéraire. 45 secondes lui sont nécessaires pour cette opération. Un record dans ce comparatif. Cependant, il est réactif tant dans ses menus qu’en mode navigation. On sent que l’on s’approche de performances plus agréables, mais l’ergonomie du logiciel rend son utilisation laborieuse.

Les POI sont au nombre de treize et proposent des restaurants, des commerces, des banques ou encore des musées. Pour les radars, le 710 utilise un système Garmin qui peut être mis à jour via le constructeur contre 30 €, ou par une source tiers. Concernant le logiciel en lui-même, on regrettera qu’aucune mise à jour ne soit disponible actuellement. De plus, contrairement à ses congénères, son manuel n’est pas sur le site de son constructeur.

Mio C620

Alors que le Garmin se taillait la moins bonne performance en termes de temps de calcul d’itinéraire, le GPS de Mio se classe le moins bien dans le temps de démarrage. Pas moins de 54 secondes sont nécessaires pour mener l’appareil à ses menus. Un laps de temps qui est peut-être dû au processeur Samsung cadencé à 400 MHz ou plus simplement à la masse d’options que ce GPS intègre. Pourtant, une fois allumé, le C620 est des plus réactifs.

Moins de 30 secondes lui sont nécessaires pour afficher l’itinéraire test Paris-Marseille en ayant calculé le parcours le plus rapide, le plus court et le plus économique. Ses menus sont complets et simples d’accès. Les outils « favoris » et « historique » sont disponibles dans l’onglet « chercher » à côté des POI et de la recherche d’adresse. Les radars sont indiqués et peuvent être mis à jour. Sur les performances logicielles, on retiendra une mise à jour logicielle alambiquée. Celle-ci nécessite de passer par le site américain de Mio pour ensuite s’inscrire au club Mio et enfin télécharger l’outil de mise à jour.

TomTom Go 730 Traffic

Côté rapidité, le TomTom est le champion de ce comparatif. 8 secondes pour démarrer et moins de 20 secondes pour calculer un Paris-Marseille dont la limite est trente secondes, il n’y a pas de doute, le leader du marché a un atout majeur. À l’image du GPS de Mio, le Go 730 Traffic intègre les POI généraux et les radars sur ses cartes.

Sa mise à jour logicielle est, par contre, beaucoup plus simple, puisqu’il suffit d’installer le programme TomTom Home pour que celui-ci indique s’il y a une mise à jour disponible pour le système. En un mot, le GPS de TomTom excelle dans le domaine logiciel et obtient le maximum de points.

Bilan

D’un point de vue logiciel, les Garmin, Navigon et Mio sont au coude à coude tenant derrière eux le GPS de Becker et laissant s’échapper en tête le TomTom grâce à sa vélocité. C’est un classement qui ne se confirme pas dans les performances de guidage, nerf de la guerre d’un GPS.