Satellites, ballons, drones : les connexions Internet de demain

L'Internet par satellite

La société O3b Networks porte bien son nom. Le terme O3b réfère à « Other 3 billions », les trois milliards de personnes qui n’ont pas encore accès à internet. Son objectif ? Les connecter. Parti du constat, à la fin des années 2000, que certains pays manquent d’infrastructures nécessaires pour la connexion Internet, Greg Wyler envisage une alternative : utiliser des satellites.

Il fonde alors la société, qui trouve sans problème des investisseurs, à commencer par Google en 2009. Le projet se dessine rapidement, sous forme d’une « constellation » de satellites placés en orbite autour de l’Équateur. Le 25 juin 2013, les huit premiers sont envoyés dans l’espace depuis la Guyane par le lanceur russe Soyouz. Le prochain lancement est prévu pour le 10 juillet 2014.

Jusqu’à 1 Gb/s

Ces appareils, pesant 650 kilogrammes chacun, sont conçus par la société Thales Alenia Space. Leur particularité réside notamment dans leur altitude : ils sont déployés à 8 062 km, bien plus bas que les satellites conventionnels, généralement positionnés à 36 000 km. L’une des explications est à trouver du côté du fonctionnement même de ces outils : transmettre un signal le plus rapidement possible. En étant plus proche du sol, la communication profite de latences moindres. O3b parle d’une connexion de l’ordre du gigabit par seconde.

Les premiers a bénéficier de la solution d’O3b sont les habitants des îles Cook, dans le Pacifique. Au final, la zone visée par le projet inclurait 180 pays en développement (Afrique, Amérique Latine, Asie du Sud Est ou encore Océanie), qui pourraient ainsi obtenir un accès internet très haut débit, à faible coût. En effet, le prix d’un satellite est bien moins élevé que des infrastructures en câble ou fibre.

Un avenir prometteur

Le futur de O3b passe par de nouveaux satellites. Dernièrement, des rumeurs venues du Wall Street Journal laissent à penser que Google s’apprête à réaliser un investissement massif pour le développement de l’Internet global. Le coût estimé de cette opération a de quoi faire tourner la tête : entre 1 et 3 milliards de dollars. Il se concentre sur de nouveaux satellites, encore plus compacts que les huit premiers : 110 kg seulement ! Dans un premier temps, une flotte de 180 appareils pourront être déployés dans le ciel, correspondant à environ 600 millions d'euros.

Un récent rachat pourrait aussi être un moyen pour Google de maitriser un peu plus la technologie : Skybox, pour 500 millions de dollars. La société est spécialisée dans l’imagerie satellite haute précision, dont le savoir-faire va en priorité servir à étoffer le service de cartographie Google Maps. Mais il pourrait également s’avérer très utile pour le service d’internet global.

Skybox a mis au point son propre satellite, qui a été lancé avec succès en novembre dernier. Petit et bon marché, il ne sert pour l’instant qu’à faire des photos. Mais il pourrait tout à fait être modifié et adapté afin de prendre en charge des télécommunications. Google ne s’en cache pas, la société ayant déclaré lors de l’officialisation du rachat : « au fil du temps, nous espérons que l’équipe et la technologie de Skybox pourront nous aider à améliorer l’accès à Internet et les secours en cas de catastrophe - secteur qui intéresse Google depuis longtemps ».

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1 commentaire
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  • eugenius nelly
    Bjr.comment peux-je poser ma question sur le debloquage de mon telephone?
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